La Commission de l’enseignement et des affaires culturelles et sociales à la Chambre des conseillers a adopté, lundi à la majorité, le projet de loi n° 026.25 portant réorganisation du Conseil national de la presse, tel que transmis par la Chambre des représentants. Le texte a été approuvé par six voix pour et cinq contre, lors d’une réunion tenue en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid.
Le nombre d’amendements proposés s’est élevé à 139, répartis comme suit : 64 amendements du groupe haraki, 33 du groupe socialiste – opposition ittihadie, 7 de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), 18 de l’Union marocaine du travail (UMT), 10 du groupe de la Confédération démocratique du travail (CDT) ainsi que 7 amendements proposés par la conseillère Loubna Alaoui. Dans ce cadre, le ministre a rejeté l’amendement présenté conjointement par les groupes UMT et CDT visant à introduire un préambule au texte du projet de loi, estimant que “les techniques de rédaction législative adoptées par le Secrétariat général du gouvernement prévoient l’insertion d’un préambule uniquement lors de l’élaboration d’un texte juridique pour la première fois”.
Il a ajouté que le cadre constitutionnel et des droits sur lequel se fonde le projet est déjà clairement défini dans le texte initial faisant l’objet de cette réorganisation. Par ailleurs, les amendements des conseillers ont porté principalement sur les dispositions de l’article 5 relatif à la composition du Conseil au nombre de 19 membres répartis en trois catégories. Il s’agit des représentants des journalistes professionnels (7 membres élus par le collège électoral des journalistes professionnels), des représentants des éditeurs (9 membres désignés par l’organisation professionnelle) et de la catégorie des institutions et instances (3 membres nommés).
À cet égard, les groupes haraki et CDT ont proposé des amendements visant l’adoption du scrutin de liste pour l’élection des représentants des journalistes et des éditeurs, ainsi que la désignation d’un représentant de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) au sein de la catégorie des institutions et instances. En réponse à ces propositions, M. Bensaid a estimé que le mode de scrutin prévu par le projet de loi garantit le principe du libre choix individuel direct et renforce la responsabilité de chaque candidat vis-à-vis du corps électoral.
Concernant la proposition d’élargir la liste des institutions et instances représentées, le ministre a souligné que la formule retenue dans le projet est plus efficiente, dans la mesure où elle se limite aux instances ayant un lien direct avec les compétences du Conseil. De son côté, le groupe UGTM a proposé un amendement visant à ajouter deux membres issus des “journalistes sages” à la catégorie des représentants des journalistes professionnels, choisis parmi des personnalités reconnues pour leur compétence, leur connaissance du domaine de la presse et leur respect de la déontologie, et désignées par les organisations syndicales les plus représentatives du secteur.
À ce sujet, le ministre a indiqué que la catégorie des sages au sein de la composition du Conseil national de la presse incarne une combinaison d’expertise professionnelle et d’expérience accumulée dans les domaines de la presse et de l’édition, ce qui la qualifie pour jouer un rôle équilibré et d’encadrement au sein du Conseil, rejetant ainsi cet amendement.
Les amendements ont également porté sur l’augmentation du nombre des membres du Conseil national de la presse. Le groupe UGTM et la conseillère non affiliée Loubna Alaoui ont appelé à porter ce nombre de 19 à 21 membres, tandis que le groupe haraki a proposé de l’augmenter à 23 membres. En revanche, le ministre a estimé que la formule retenue dans le projet « garantit un équilibre entre transparence, représentativité et efficacité dans la composition du Conseil ».
Sur un autre registre, M. Bensaid a rejeté plusieurs amendements relatifs aux dispositions de la procédure de médiation et d’arbitrage prévues au Titre VIII (de l’article 66 à 75), considérant que la version figurant dans le projet est “plus précise”, notant que la procédure d’arbitrage demeure facultative et soumise à un accord, conformément à la loi n° 95.17 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle.
MAP 22 Décembre 2025

Clôture des travaux de la 6e Session de la Simulation du Sommet des Enfants pour Al-Qods
Les travaux de la 6e Session de la Simulation du Sommet des Enfants pour Al-Qods ont pris fin, jeudi au siège de l’Académie du Royaume du Maroc, par une séance plénière simulant un sommet international des ministres de la Communication et couronné par l’adoption d’une déclaration finale. Organisée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif avec le soutien du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, cette session, à laquelle ont participé des enfants de 24 nationalités, coïncide avec la célébration de « Rabat Capitale arabe des médias 2026 ». Lors de cette séance de clôture, les enfants participants ont salué cette initiative « éducative et humanitaire constructive » lancée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, exprimant leur gratitude pour la contribution et le soutien de ses partenaires, notamment le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ainsi que l’Académie du Royaume du Maroc. Dans ce sens, ils ont également appelé les organismes et institutions internationaux à « faire entendre la voix des enfants palestiniens dans les médias, en particulier les enfants de Gaza, qui vivent dans des conditions difficiles et sont privés de leurs droits humains les plus élémentaires » Dans une allocution, le directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui, a affirmé que cette session vise à « aider les participants à unir leurs efforts pour bâtir l’image médiatique qu’ils souhaitent véhiculer de l’enfant palestinien », en insistant sur la nécessité que cette image incarne les valeurs de droit, de liberté, de justice, de paix et de coexistence Le débat autour de l’image de l’enfant palestinien véhiculée par les médias constitue « un exercice très sérieux », en ce sens que le flux d’informations, notamment celles destinées aux enfants suscite l’inquiétude et la préoccupation des parents et des éducateurs, a ajouté M. Cherkaoui. Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, a salué les efforts déployés par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif pour promouvoir le secteur de l’enseignement dans la Ville Sainte, notamment à travers les Sessions de la Simulation du Sommet des Enfants pour Al-Qods. Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, M. Berrada a estimé que ces sessions, qui constituent un exercice pédagogique réunissant des élèves et des étudiants d’écoles et d’universités internationales au Maroc ainsi que des élèves et des étudiants palestiniens d’écoles et d’universités d’Al-Qods, visent essentiellement à plaider la cause palestinienne. Pour sa part, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a affirmé que la tenue de cette session constitue une initiative d’une importance particulière, qui témoigne de l’engagement constant du Royaume du Maroc, sous la Sage Conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, en faveur de la cause palestinienne, en particulier la ville sainte d’Al-Qods. Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, M. Bensaid a ajouté que le choix du thème « Pour des médias qui rendent justice à l’enfance palestinienne » place tout un chacun devant une responsabilité collective consistant à renforcer le rôle civil des médias dans la transmission de la vérité et à exposer les souffrances des enfants dans les zones de conflit, tout en défendant leurs droits légitimes, selon une approche professionnelle fondée sur la crédibilité et l’objectivité, loin de toute forme de désinformation et de partialité. Pour sa part, le Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, Abdeljalil Lahjomri, a noté que cette séance était l’occasion de proclamer un engagement moral pour que l’enfant palestinien jouisse pleinement de son droit d’être visible et reconnu, tout en conférant à l’image sa dimension humaine profonde. De telles manifestations contribuent à mettre en lumière la réalité des enfants palestiniens et à sensibiliser le grand public à la cause palestinienne ainsi qu’à celle des autres enfants qui souffrent dans les zones de conflit et de guerre, a fait remarquer M. Lahjomri. La journée de clôture, marquée par la présence de personnalités diplomatiques et de représentants d’organisations internationales accréditées dans le Royaume, a été l’occasion de présenter un épisode du dessin animé « L’image complète » de la plateforme « Haya » destinée aux enfants et aux jeunes, qui traitait des vertus et des valeurs de la Ville Sainte Une vidéo retraçant les moments forts de la cinquième édition (2025) a également été diffusée, parallèlement à la cérémonie de passation de la présidence de l’édition à la République de Gambie et à la remise de plaques commémoratives et de certificats aux directeurs des écoles participantes. MAP 14 Mai


