Le coup d’envoi a été donné, vendredi soir 28/11/2025 au Palais des Congrès de la cité ocre, à la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et d’éminentes personnalités du monde du cinéma, de l’art, de la culture et des médias.
Cette nouvelle édition, qui se poursuit jusqu’au 06 décembre, a démarré en beauté par le traditionnel défilé sur tapis rouge des invités de marque et des grandes figures du cinéma marocain et international, sous les acclamations du public passionné présent et les objectifs des photographes représentant différents supports médiatiques marocains et étrangers, traduisant ainsi cette parfaite union entre glamour et célébration du 7e Art.
Dans une ambiance vibrante et conviviale, le public a accueilli chaleureusement le président du Jury de la compétition officielle de cette 22e édition, le réalisateur coréen Bong Joon Ho, ainsi que les membres du Jury, à savoir le réalisateur, scénariste et artiste visuel brésilien et algérien, Karim Aïnouz, le réalisateur marocain Hakim Belabbes, la réalisatrice et scénariste française Julia Ducournau, l’acteur et cinéaste iranien, Payman Maadi, la jeune actrice américaine Jenna Ortega, la scénariste et réalisatrice canadienne, Celine Song et l’actrice anglo-argentine Anya Taylor-Joy.
Par la suite, les membres du Jury ont déclaré la 22è édition du Festival international du film de Marrakech officiellement ouverte.
A cette occasion, le président du jury, le réalisateur couronné d’un Oscar et d’une Palme d’Or, Bong Joon Ho a mis en avant le riche parcours accumulé par le Festival International du Film de Marrakech, une manifestation culturelle d’envergure qui déborde d’une énergie exceptionnelle et qui a accueilli, depuis sa création, des expériences cinématographiques variées.
Le réalisateur de renommée mondiale a aussi exprimé sa joie de faire partie de l’histoire riche de ce Festival, mettant en avant sa grande contribution à la scène cinématographique mondiale au fil de ses éditions, tout en offrant la possibilité de découvrir des créations marocaines authentiques.
Moment fort de la cérémonie d’ouverture, le public était au rendez-vous avec un vibrant hommage à la figure emblématique du cinéma égyptien et arabe, l’acteur, réalisateur et producteur, Hussein Fahmi, qui a reçu l’Etoile d’Or des mains de sa compatriote, la star Youssra.
La cérémonie d’ouverture a été aussi marquée par la projection du film « Dead man’s wire », de son réalisateur Gus Van Sant, qui retrace l’histoire vraie de Tony Kiristis, un homme ruiné à cause d’un emprunt.
Lors de cette édition, treize longs métrages sont en lice pour décrocher « l’Étoile d’Or » dans le cadre de la compétition officielle.
Il s’agit de « Behind the Palm Trees » de Meryem Benm’Barek (France – Maroc – Belgique – Royaume‑Uni), « First Light » de James J. Robinson (Australie-Philippines), « Before the Bright Day », de Shih‑Han Tsao (Taïwan), « My Father’s Shadow », de Akinola Davies Jr. (Nigéria-Royaume‑Uni), « Laundry » de Zamo Mkhwanazi (Afrique du Sud-Suisse), « Amoeba » de Siyou Tan (Singapour-Pays‑Bas-France-Espagne-Corée).
Concourent également à cette compétition « Ish » de Imran Perretta (Royaume‑Uni), « Broken Voices » de Ondřej Provazník (République tchèque-Slovaquie), « Forastera » de Lucía Aleñar Iglesias (Espagne-Suède-Italie), « Promised Sky » de Erige Sehiri (Tunisie-France-Qatar), « Straight Circle » de Oscar Hudson (Royaume‑Uni), « Memory » de Vladlena Sandu (France-Pays‑Bas), « My Father and Qaddafi » de Jihan K (Libye-États‑Unis), et « Aisha Can’t Fly Away » de Morad Mostafa (Egypte-France-Allemagne-Tunisie-Arabie Saoudite-Qatar-Soudan).
S’agissant du programme phare « Conversations », l’édition 2025 réunira des personnalités parmi les plus inspirantes du cinéma mondial, notamment le cinéaste coréen Bong Joon Ho, le réalisateur, scénariste et producteur mexicain Guillermo Del Toro, le réalisateur et scénariste australien Andrew Dominik et l’acteur, réalisateur et producteur américain Laurence Fishburne.
Prendront part également à ces échanges culturels, Bill Kramer, le directeur général de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, , la réalisatrice et actrice libanaise Nadine Labaki, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho, le réalisateur iranien Jafar Panahi, et l’acteur français Tahar Rahim.
Par ailleurs, les Ateliers de l’Atlas 2025 présenteront 12 projets en développement (10 fictions et 2 documentaires, dont 5 premiers longs métrages) provenant de 9 pays: Angola, Burkina Faso, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mozambique, Palestine et Tanzanie et 10 films en tournage ou en postproduction (9 fictions et 1 documentaire, dont 5 premiers longs métrages) issus de 7 pays : Égypte, Ghana, Liban, Maroc, Palestine, République Démocratique du Congo et Yémen.
Aussi, cinq projets marocains dans la section Regards sur l’Atlas (5 fictions en développement, tous des premiers longs métrages) ainsi qu’un film marocain en fin de montage dans la section Atlas Film Showcase, à la recherche d’une avant-première en festival seront présentés.
En plus de Hussein Fahmi, le Festival International du Film de Marrakech rend un vibrant hommage à de grandes figures du cinéma, des artistes venus d’horizons différents, qui incarnent chacun à leur manière la force universelle du cinéma: Jodie Foster, Guillermo del Toro et Raouya.
MAP 28 Novembre 2025

Le SIEL de Rabat engagé dans la promotion de la littérature comme levier de rapprochement entre les cultures
Le Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Rabat, dont la 31e édition se tiendra du 1er au 10 mai, est plus que jamais engagé dans la promotion de la littérature en tant que levier de rapprochement entre les cultures, moyen de transcender les différends et espace d’innovation artistique, a souligné le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid. Dans une allocution publiée sur le site officiel du Salon, M. Bensaid a indiqué que l’édition de cette année coïncide avec le choix de Rabat par l’UNESCO comme Capitale mondiale du livre 2026. Il a relevé que la capitale du Royaume est une ville mondiale forte d’une riche histoire ancienne et d’un patrimoine foisonnant, carrefour des cultures et centre de développement de l’industrie du livre et de son édition, fidèle à sa mission séculaire en tant que pont entre continents et civilisations. Cette édition rendra hommage au voyageur marocain du XIVe siècle Ibn Battouta, dont le célèbre récit de voyage a été traduit dans plusieurs langues à travers le monde, a relevé le ministre, ajoutant que le fil conducteur des différentes activités du SIEL, visant à mettre en lumière la littérature marocaine dans le monde et le monde dans la littérature marocaine, met en évidence les multiples croisements entre penseurs, écrivains, langues et littératures. Ces croisements sont également incarnés par des écrivains français ayant vécu au Maroc, tels qu’Antoine de Saint-Exupéry et Jacques Berque, entre autres, qui seront présents à travers leurs œuvres dans le cadre de cette édition, dont la France est l’invité d’honneur, a précisé M. Bensaid, pour qui ce choix s’inscrit dans le prolongement de l’hommage rendu au Maroc en tant qu’invité d’honneur du Festival du livre de Paris en 2025, consacrant ainsi le partenariat solide entre les deux pays dans le cadre d’une dynamique plus large de renforcement des liens d’amitié et de coopération bilatérale. Évoquant le personnage du « Petit Prince » comme symbole de cette amitié, le ministre a ajouté que l’espace dédié aux enfants, dans le cadre des activités du Salon, vise à renforcer les liens entre les générations et à promouvoir la transmission du savoir à travers la littérature. Dans le cadre la Vision Royale appelant à une renaissance marocaine reposant sur la culture et le dialogue et à la consolidation de la place du Maroc en tant que carrefour des civilisations, cette 31e édition, qui intervient dans un monde confronté à de multiples défis, confirme que le livre, la lecture et la transmission des savoirs constituent les clés essentielles pour bâtir un avenir commun empreint de paix, a conclu le ministre. MAP 20Avril


