Le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi 04/09/2025, le projet de décret relatif aux droits d’auteur et droits voisins, en ce qui concerne les recettes de la reproduction reprographique, présenté par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid.
Il s’agit du projet de décret n°2.25.550 complétant et modifiant le décret n°2.23.76 du 15 moharam 1445 (2 août 2023), portant application de la loi n°2.00 relative aux droits d’auteur et droits voisins en ce qui concerne les recettes de la reproduction reprographique.
Ce projet vise à adapter le cadre réglementaire régissant les droits de reproduction reprographique aux exigences de la réalité économique et à répondre aux évolutions du marché des appareils de reproduction et d’impression, tant en ce qui concerne la nature et les caractéristiques techniques des équipements que le volume des investissements liés à leur acquisition, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil.
Ce projet de décret, a-t-il relevé, a pour objectif de modifier l’article 3 du décret n°2.23.76, en révisant le système actuel basé sur un taux unifié des recettes de reproduction reprographique, fixé à 10 % du coût de production de ces appareils s’ils sont fabriqués localement, ou de leur prix d’achat hors taxes s’ils sont importés, à travers l’adoption d’un nouveau système basé sur le principe de la proportionnalité du prix forfaitaire par rapport au coût de production ou au prix d’importation des appareils soumis aux recettes de reproduction reprographique, au moyen d’un barème dégressif des taux de recettes tenant compte du principe d’équité et de justice
MAP 04 Septembre 2025

La Chambre des représentants approuve le projet de loi portant réorganisation du CNP
La Chambre des représentants a approuvé à la majorité, lundi soir, le projet de loi N° 09.26 portant réorganisation du Conseil national de la presse (CNP). Présentant ce texte adopté par 70 voix pour et 25 contre lors d’une séance législative, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que le projet de loi ne relève pas des législations ordinaires, mais constitue une étape charnière dans le processus de modernisation du paysage médiatique national, ainsi qu’une avancée significative vers le renforcement de l’État de droit, la consécration des principes de bonne gouvernance et l’ancrage des valeurs de transparence et de responsabilité. M. Bensaid a également souligné que ce texte s’inscrit dans le cadre d’une « évaluation objective d’une première expérience en matière d’autorégulation de la profession de journaliste, une expérience pionnière ayant constitué une avancée notable dans le processus d’organisation du secteur ». Le ministre a toutefois relevé que cette expérience a « mis en évidence, dans la pratique, certaines lacunes et insuffisances juridiques, tout en donnant lieu à des revendications professionnelles axées sur la nécessité de développer le cadre juridique qui la régissant ». Dans ce contexte, M. Bensaid a indiqué que la nouvelle loi vise à instaurer un équilibre entre le renforcement de la liberté de la presse, en tant que droit constitutionnel garanti, et la nécessité de veiller au respect des règles et de l’éthique de la profession. Ce texte vise également à combler certaines lacunes juridiques relevées dans l’expérience antérieure, notamment à travers la création d’une commission chargée de superviser les opérations électorales et de désignation, de manière à garantir leur gestion dans un cadre marqué par l’autonomie et la transparence. Selon le ministre, ce texte législatif inaugure une nouvelle étape dans le processus d’autorégulation de la profession de journaliste, fondée sur le renforcement de l’autonomie du CNP et la consécration de son rôle dans l’encadrement de la profession, afin de s’adapter aux mutations rapides que connaît le paysage médiatique, notamment face à la montée des défis liés à la désinformation, ainsi qu’à la prolifération de pratiques contraires à l’éthique et aux règles régissant la profession. De leur côté, les groupes de la majorité ont accueilli favorablement les amendements introduits dans le projet, notamment ceux visant à remédier aux dispositions ayant auparavant suscité des réserves d’ordre constitutionnel, à préciser les compétences, à clarifier les mécanismes de gouvernance et à renforcer le cadre institutionnel du CNP La majorité parlementaire a également salué l’interaction positive du gouvernement avec les observations formulées par la Cour constitutionnelle dans sa décision N°261/26, soulignant les « améliorations concrètes apportées tant à la structure qu’au contenu du projet de loi, lesquelles traduisent une volonté claire d’améliorer et de perfectionner le texte ». Par la même occasion, la majorité a soulevé une série de points sur lesquels la Cour constitutionnelle a insisté et qui ont suscité des réactions, notamment la garantie d’une représentation des différentes composantes du corps journalistique, en précisant que « l’autorégulation de la presse ne se limite pas à la simple création d’organismes autonomes, mais suppose que ceux-ci reposent sur de véritables fondements démocratiques, basées sur l’équilibre de la représentation entre les différentes composantes professionnelles ». Par ailleurs, les groupes de la majorité ont souligné que le succès de ce texte « ne réside pas seulement dans sa formulation juridique, mais aussi dans sa mise en œuvre sur le terrain et dans la mise en place des conditions nécessaires pour permettre au Conseil d’exercer ses fonctions dans les meilleures conditions », mettant l’accent sur l’importance du Conseil pour garantir l’équilibre entre l’autonomie du corps professionnel, d’une part, et la nécessité de procéder à la moralisation du secteur, d’autre part. De leur côté, les groupes de l’opposition ont estimé que cette loi, dans sa nouvelle version, « n’a pas corrigé les dysfonctionnements fondamentaux antérieurs qui portent atteinte aux fondements de l’autorégulation prévue par la décision de la Cour constitutionnelle », soulignant la nécessité de ne pas dissocier l’examen du nouveau texte du contexte constitutionnel qui l’a vu naître. L’opposition a, en outre, déploré « l’absence d’une révision en profondeur du texte afin de favoriser une organisation autonome et démocratique fondée sur l’équilibre, le pluralisme et la représentativité, ainsi que l’adoption d’une approche consensuelle visant à rétablir la confiance dans le secteur », estimant que « le projet s’est contenté de modifications superficielles et sélectives ». Elle s’est également interrogée sur le maintien du chiffre d’affaires comme critère de représentativité des représentants des éditeurs, estimant qu’il s’agit là d’une « logique purement financière qui menace la pluralité, sans compter qu’elle conduit à une représentation déséquilibrée en combinant les mécanismes d’élection et de désignation ». L’opposition a enfin appelé le gouvernement à s’ouvrir sur les propositions des professionnels et de toutes les parties prenantes, pour mettre en place un conseil fort, autonome et démocratique. MAP 04 Mai


