L’autonomisation de la femme marocaine à la lumière des Discours Royaux a été au centre du 7e forum intellectuel organisé, par l’association accréditée Union nationales des femmes du Maroc (UNFM)-Salé.
Lors de cette rencontre, tenue sous le thème « La femme marocaine dans les Discours Royaux : L’effectivité de l’autonomisation au service de la justice spatiale », les intervenants ont souligné que le Maroc a connu, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de profondes mutations dans le traitement de la question féminine.
Ces changements se sont illustrés par le passage d’une logique d’assistance sociale à une approche consacrant l’effectivité de l’autonomisation sur le plan des droits et du développement.
Introduisant cet événement, la présidente de l’association accréditée UNFM-Salé, Chams Eddoha Alaoui Ismaili, a indiqué que ce forum intervient dans un contexte national particulier, mettant en avant la Haute Sollicitude Royale accordée à la question de la femme, érigée en choix stratégique irréversible, qui se matérialise à travers un dispositif intégré de réformes structurelles.
Traduire la Haute Vision Royale en une réalité tangible dans le quotidien de la femme marocaine et élever son autonomisation au rang d’enjeu national fédérateur requièrent l’assimilation du concept d’ »effectivité » et sa consécration en tant que clé de voûte du décollage en matière de développement.
Pour sa part, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahia, a affirmé que la question féminine a évolué, à la faveur de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi, faisant de la participation de la femme un pilier fondamental de l’édification du Maroc de la justice sociale.
Conscient de ces enjeux, le ministère poursuit le déploiement d’une série de programmes érigeant l’effectivité de l’autonomisation des femmes en choix stratégique, à travers l’autonomisation économique, le renforcement de la participation à la vie publique et le développement du système de protection sociale, de manière à garantir à la femme marocaine les conditions d’une pleine intégration dans le processus de développement, a-t-elle relevé dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Adil Ghmart.
En tête de ces chantiers, a-t-elle poursuivi, figure « Jissr » pour l’autonomisation économique et le leadership des femmes, l’un des programmes d’envergure visant à consolider l’indépendance économique des femmes et à renforcer leur contribution au développement national, expliquant que plus de 22.000 femmes ont été accueillies et orientées dans le cadre dudit programme.
Plus de 18.000 bénéficiaires ont suivi des formations, tandis que plus de 3.700 femmes ont été accompagnées dans le développement de leurs projets, alors que plus de 1.000 projets ont été financés au profit de quelque 11.000 femmes, avec une attention particulière accordée à la femme rurale, a précisé la ministre.
De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a mis l’accent sur la question de l’autonomisation de la femme dans le paysage culturel et créatif, passant en revue les actions entreprises par son Département en la matière, notamment le soutien à la création et à la production à travers la promotion des publications littéraires féminines lors des salons internationaux et régionaux du livre, l’intégration de l’approche genre dans le programme de soutien aux projets artistiques, ainsi que l’organisation d’expositions d’arts plastiques féminines.
Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Mohamed Benyaacoub, le ministre a mis en exergue l’augmentation du nombre des femmes titulaires de la « carte d’artiste », dans le but de garantir leur stabilité professionnelle et de consacrer l’égalité des chances lors des festivals.
Il a également mis l’accent sur le renforcement de la représentativité féminine aux postes de responsabilité au sein du ministère, tant à l’échelle centrale que régionale, outre l’importance de la formation et de la qualification en vue de préparer des compétences habilitées à piloter les industries culturelles et créatives à l’avenir.
Le directeur du suivi des activités des Conseils locaux et régionaux des oulémas au Conseil supérieur des Oulémas, Mohcine Akoujim, a, quant à lui, livré une lecture religieuse approfondie concernant le rôle de la femme, notant, à cet égard, que l’homme et la femme constituent conjointement deux piliers fondamentaux de la société et que la complémentarité de leurs rôles permet de mieux relever les défis et de contribuer au développement.
La femme a été confrontée, à travers l’Histoire, à des défis l’ayant empêchée de s’acquitter pleinement de ses rôles sociétaux, en raison de la propagation d’idées fallacieuses et rétrogrades au sein de diverses cultures, a-t-il rappelé, soulignant que la Oumma islamique est porteuse d’un important legs culturel et civilisationnel prônant la bienveillance envers la femme, la sauvegarde de sa dignité et la valorisation de son statut.
A son tour, le président de l’Université Mohammed V de Rabat, Mohamed Rhachi, a affirmé que la femme marocaine a effectivement franchi le cap du partenariat agissant dans l’élaboration des politiques publiques et la contribution à leur déploiement, s’imposant ainsi en force de proposition au sein des différentes institutions, y compris l’administration, l’entreprise, l’université et les instances élues.
L’autonomisation effective et la transition vers une véritable équité spatiale requièrent de dépasser le stade de la simple annonce de programmes pour procéder à l’évaluation de leur impact et d’adopter une approche fondée sur la prise en compte des spécificités territoriales, a-t-il dit.
Qualifiant l’université de partenaire incontournable dans la concrétisation de cette autonomisation, aux côtés des institutions publiques, de la société civile et des acteurs territoriaux, il a plaidé pour une synergie d’action en vue de concevoir des solutions réalistes, équitables et durables.
Le programme de ce forum, organisé en partenariat avec le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), ainsi que la Chambre de l’artisanat de la région Rabat-Salé-Kénitra, comprend également une session de débats scientifiques sur des thématiques telles que « l’effectivité de l’autonomisation dans la législation marocaine » et « les médias et l’effectivité de l’autonomisation de la femme marocaine ».
MAP : 04 Juillet 2026

L’ISMAC conclut des partenariats pour renforcer l’échange d’expertises et améliorer la formation
Rabat – L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) a signé, mercredi à Rabat, des conventions de partenariat stratégiques avec plusieurs institutions nationales et internationales en vue de favoriser l’échange d’expertises et d’améliorer le système de formation et de recherche. Ces accords ont été signés, à l’occasion du 1er « Forum des partenaires » organisé par l’Institut sous le thème « De l’image au monde virtuel : bâtir les fondements de partenariats durables », par le directeur de l’ISMAC, Abdessamad Moutii, avec des représentants d’institutions constitutionnelles et nationales, d’universités, de grandes écoles, d’instituts spécialisés nationaux et internationaux, ainsi que d’organisations de la société civile et d’instances professionnelles marocaines et étrangères. L’Institut entend ainsi consolider son rôle d’acteur académique et professionnel engagé dans une dynamique de développement et d’innovation. Il ambitionne également de mettre en place une coopération scientifique et académique fondée sur la mutualisation des ressources et le partage des compétences et des meilleures pratiques. A cette occasion, M. Moutii a indiqué que ces accords avec plus de vingt institutions partenaires contribueront au développement des capacités dans les secteurs concernés à travers la réalisation de projets et de programmes concrets. Il a souligné que ce Forum intervient dans un contexte de transformation stratégique de l’Institut, marquée récemment par l’adoption par le Conseil de gouvernement du projet de décret n° 2.26.385 modifiant et complétant le texte régissant la création et l’organisation de l’ISMAC. Cette réforme a notamment permis de porter à 25 % la part réservée à l’accueil des étudiants étrangers, reflétant ainsi une orientation claire vers le renforcement de l’attractivité du système de formation et l’ouverture de nouvelles perspectives d’échanges culturels et académiques. De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné l’importance particulière de ces conventions, qui traduisent une volonté commune de renforcer la coopération, l’échange d’expertises et l’élargissement des perspectives de formation, de recherche et d’innovation entre les établissements de formation, les universités, les professionnels ainsi que les institutions nationales et internationales. Dans une allocution lue en son nom, le ministre a également évoqué la création d’une antenne régionale de l’ISMAC à Dakhla, permettant de rapprocher l’offre de formation spécialisée des jeunes talents des provinces du Sud du Royaume et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes du continent africain souhaitant bénéficier de cette formation, conformément à la vision Royale visant à promouvoir la coopération Sud-Sud et à consolider la dimension africaine du Maroc. La réussite des enjeux liés aux industries culturelles et créatives demeure tributaire de la mobilisation de l’ensemble des acteurs, institutions et partenaires, ainsi que d’un investissement continu dans la formation, l’innovation et l’adaptation aux mutations rapides que connaît le monde. Dans le cadre de cette première édition du Forum des partenaires, l’ISMAC organise également des ateliers participatifs destinés à faciliter le partage d’expériences, à structurer la coopération et à assurer le suivi des résultats, notamment à travers l’examen des moyens de développer les programmes de formation, de les adapter aux besoins du marché, de renforcer les perspectives de recherche scientifique et d’innovation, ainsi que de promouvoir l’échange d’expertises techniques et de production. (MAP: 24 Juin


