Le Morocco Gaming Expo, premier du genre à l’échelle africaine, joue un rôle de premier plan dans le renforcement et l’ancrage du concept de l’industrie des jeux vidéos, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communisation Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid.
Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture de la 3e édition du MGE, présidée par Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, le ministre a indiqué que le Royaume a investi au cours des dernières années dans le domaine de l’industrie du gaming, secteur qui permettra de créer de nouveaux emplois et contribuera au développement de l’économie culturelle au Royaume.
Cette industrie représente plus de 300 milliards de dollars au niveau mondial, a-t-il relevé, ajoutant que pour le Maroc, le défi est d’atteindre, à l’horizon 2030 ou 2032, 1% du chiffre d’affaires mondial de ce secteur.
Plusieurs entreprises spécialisées sont actives dans ce secteur au Maroc où l’enjeu réside dans la poursuite du développement de ce domaine année après année, a-t-il noté, rappelant, à cet égard, que le nombre de start-up spécialisées dans l’industrie des jeux vidéos est passé de trois ou quatre en 2022 à plus de 40 actuellement au niveau national.
Ces start-up ont connu une évolution notable ces dernières années, a-t-il poursuivi, notant que certaines sont passées d’une gestion par une seule personne à des équipes de quatre ou cinq personnes, tandis que d’autres start-up emploient désormais entre 20 et 30 personnes.
Le ministre a assuré que ce secteur constitue une opportunité pour créer de nouveaux emplois et promouvoir l’économie nationale, en plus de contribuer à la valorisation et au rayonnement de l’économie marocaine à l’échelle internationale.
Pour sa part, le développeur britannique de jeux vidéo « LEGO », Erin Roberts, s’est dit très heureux de prendre part pour la première fois au Morocco Gaming Expo, qui constitue « un espace privilégié pour découvrir les jeunes talents émergents au Maroc ».
Il a fait part de son grand intérêt pour les rencontres et les échanges prévus avec ces jeunes passionnés autour de la création du jeu vidéo, rappelant qu’il se reconnaît dans leur parcours, ayant lui-même commencé avec la même passion il y a plusieurs années.
S’adressant aux jeunes talents marocains, M. Roberts, invité d’honneur de cette édition, a affirmé qu’il est possible de concrétiser leurs ambitions dans ce secteur sans nécessairement dépendre de grands éditeurs, tout en appelant la jeunesse marocaine à croire en ses idées et à persévérer sur la voie de l’excellence pour contribuer au développement de l’industrie du gaming dans le Royaume.
MAP 19 Mai 2026

L’ISMAC conclut des partenariats pour renforcer l’échange d’expertises et améliorer la formation
Rabat – L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) a signé, mercredi à Rabat, des conventions de partenariat stratégiques avec plusieurs institutions nationales et internationales en vue de favoriser l’échange d’expertises et d’améliorer le système de formation et de recherche. Ces accords ont été signés, à l’occasion du 1er « Forum des partenaires » organisé par l’Institut sous le thème « De l’image au monde virtuel : bâtir les fondements de partenariats durables », par le directeur de l’ISMAC, Abdessamad Moutii, avec des représentants d’institutions constitutionnelles et nationales, d’universités, de grandes écoles, d’instituts spécialisés nationaux et internationaux, ainsi que d’organisations de la société civile et d’instances professionnelles marocaines et étrangères. L’Institut entend ainsi consolider son rôle d’acteur académique et professionnel engagé dans une dynamique de développement et d’innovation. Il ambitionne également de mettre en place une coopération scientifique et académique fondée sur la mutualisation des ressources et le partage des compétences et des meilleures pratiques. A cette occasion, M. Moutii a indiqué que ces accords avec plus de vingt institutions partenaires contribueront au développement des capacités dans les secteurs concernés à travers la réalisation de projets et de programmes concrets. Il a souligné que ce Forum intervient dans un contexte de transformation stratégique de l’Institut, marquée récemment par l’adoption par le Conseil de gouvernement du projet de décret n° 2.26.385 modifiant et complétant le texte régissant la création et l’organisation de l’ISMAC. Cette réforme a notamment permis de porter à 25 % la part réservée à l’accueil des étudiants étrangers, reflétant ainsi une orientation claire vers le renforcement de l’attractivité du système de formation et l’ouverture de nouvelles perspectives d’échanges culturels et académiques. De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné l’importance particulière de ces conventions, qui traduisent une volonté commune de renforcer la coopération, l’échange d’expertises et l’élargissement des perspectives de formation, de recherche et d’innovation entre les établissements de formation, les universités, les professionnels ainsi que les institutions nationales et internationales. Dans une allocution lue en son nom, le ministre a également évoqué la création d’une antenne régionale de l’ISMAC à Dakhla, permettant de rapprocher l’offre de formation spécialisée des jeunes talents des provinces du Sud du Royaume et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes du continent africain souhaitant bénéficier de cette formation, conformément à la vision Royale visant à promouvoir la coopération Sud-Sud et à consolider la dimension africaine du Maroc. La réussite des enjeux liés aux industries culturelles et créatives demeure tributaire de la mobilisation de l’ensemble des acteurs, institutions et partenaires, ainsi que d’un investissement continu dans la formation, l’innovation et l’adaptation aux mutations rapides que connaît le monde. Dans le cadre de cette première édition du Forum des partenaires, l’ISMAC organise également des ateliers participatifs destinés à faciliter le partage d’expériences, à structurer la coopération et à assurer le suivi des résultats, notamment à travers l’examen des moyens de développer les programmes de formation, de les adapter aux besoins du marché, de renforcer les perspectives de recherche scientifique et d’innovation, ainsi que de promouvoir l’échange d’expertises techniques et de production. (MAP: 24 Juin


