Le Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Rabat, dont la 31e édition se tiendra du 1er au 10 mai, est plus que jamais engagé dans la promotion de la littérature en tant que levier de rapprochement entre les cultures, moyen de transcender les différends et espace d’innovation artistique, a souligné le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid.
Dans une allocution publiée sur le site officiel du Salon, M. Bensaid a indiqué que l’édition de cette année coïncide avec le choix de Rabat par l’UNESCO comme Capitale mondiale du livre 2026.
Il a relevé que la capitale du Royaume est une ville mondiale forte d’une riche histoire ancienne et d’un patrimoine foisonnant, carrefour des cultures et centre de développement de l’industrie du livre et de son édition, fidèle à sa mission séculaire en tant que pont entre continents et civilisations.
Cette édition rendra hommage au voyageur marocain du XIVe siècle Ibn Battouta, dont le célèbre récit de voyage a été traduit dans plusieurs langues à travers le monde, a relevé le ministre, ajoutant que le fil conducteur des différentes activités du SIEL, visant à mettre en lumière la littérature marocaine dans le monde et le monde dans la littérature marocaine, met en évidence les multiples croisements entre penseurs, écrivains, langues et littératures.
Ces croisements sont également incarnés par des écrivains français ayant vécu au Maroc, tels qu’Antoine de Saint-Exupéry et Jacques Berque, entre autres, qui seront présents à travers leurs œuvres dans le cadre de cette édition, dont la France est l’invité d’honneur, a précisé M. Bensaid, pour qui ce choix s’inscrit dans le prolongement de l’hommage rendu au Maroc en tant qu’invité d’honneur du Festival du livre de Paris en 2025, consacrant ainsi le partenariat solide entre les deux pays dans le cadre d’une dynamique plus large de renforcement des liens d’amitié et de coopération bilatérale.
Évoquant le personnage du « Petit Prince » comme symbole de cette amitié, le ministre a ajouté que l’espace dédié aux enfants, dans le cadre des activités du Salon, vise à renforcer les liens entre les générations et à promouvoir la transmission du savoir à travers la littérature.
Dans le cadre la Vision Royale appelant à une renaissance marocaine reposant sur la culture et le dialogue et à la consolidation de la place du Maroc en tant que carrefour des civilisations, cette 31e édition, qui intervient dans un monde confronté à de multiples défis, confirme que le livre, la lecture et la transmission des savoirs constituent les clés essentielles pour bâtir un avenir commun empreint de paix, a conclu le ministre.
MAP 20Avril 2026

La Chambre des représentants approuve le projet de loi portant réorganisation du CNP
La Chambre des représentants a approuvé à la majorité, lundi soir, le projet de loi N° 09.26 portant réorganisation du Conseil national de la presse (CNP). Présentant ce texte adopté par 70 voix pour et 25 contre lors d’une séance législative, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que le projet de loi ne relève pas des législations ordinaires, mais constitue une étape charnière dans le processus de modernisation du paysage médiatique national, ainsi qu’une avancée significative vers le renforcement de l’État de droit, la consécration des principes de bonne gouvernance et l’ancrage des valeurs de transparence et de responsabilité. M. Bensaid a également souligné que ce texte s’inscrit dans le cadre d’une « évaluation objective d’une première expérience en matière d’autorégulation de la profession de journaliste, une expérience pionnière ayant constitué une avancée notable dans le processus d’organisation du secteur ». Le ministre a toutefois relevé que cette expérience a « mis en évidence, dans la pratique, certaines lacunes et insuffisances juridiques, tout en donnant lieu à des revendications professionnelles axées sur la nécessité de développer le cadre juridique qui la régissant ». Dans ce contexte, M. Bensaid a indiqué que la nouvelle loi vise à instaurer un équilibre entre le renforcement de la liberté de la presse, en tant que droit constitutionnel garanti, et la nécessité de veiller au respect des règles et de l’éthique de la profession. Ce texte vise également à combler certaines lacunes juridiques relevées dans l’expérience antérieure, notamment à travers la création d’une commission chargée de superviser les opérations électorales et de désignation, de manière à garantir leur gestion dans un cadre marqué par l’autonomie et la transparence. Selon le ministre, ce texte législatif inaugure une nouvelle étape dans le processus d’autorégulation de la profession de journaliste, fondée sur le renforcement de l’autonomie du CNP et la consécration de son rôle dans l’encadrement de la profession, afin de s’adapter aux mutations rapides que connaît le paysage médiatique, notamment face à la montée des défis liés à la désinformation, ainsi qu’à la prolifération de pratiques contraires à l’éthique et aux règles régissant la profession. De leur côté, les groupes de la majorité ont accueilli favorablement les amendements introduits dans le projet, notamment ceux visant à remédier aux dispositions ayant auparavant suscité des réserves d’ordre constitutionnel, à préciser les compétences, à clarifier les mécanismes de gouvernance et à renforcer le cadre institutionnel du CNP La majorité parlementaire a également salué l’interaction positive du gouvernement avec les observations formulées par la Cour constitutionnelle dans sa décision N°261/26, soulignant les « améliorations concrètes apportées tant à la structure qu’au contenu du projet de loi, lesquelles traduisent une volonté claire d’améliorer et de perfectionner le texte ». Par la même occasion, la majorité a soulevé une série de points sur lesquels la Cour constitutionnelle a insisté et qui ont suscité des réactions, notamment la garantie d’une représentation des différentes composantes du corps journalistique, en précisant que « l’autorégulation de la presse ne se limite pas à la simple création d’organismes autonomes, mais suppose que ceux-ci reposent sur de véritables fondements démocratiques, basées sur l’équilibre de la représentation entre les différentes composantes professionnelles ». Par ailleurs, les groupes de la majorité ont souligné que le succès de ce texte « ne réside pas seulement dans sa formulation juridique, mais aussi dans sa mise en œuvre sur le terrain et dans la mise en place des conditions nécessaires pour permettre au Conseil d’exercer ses fonctions dans les meilleures conditions », mettant l’accent sur l’importance du Conseil pour garantir l’équilibre entre l’autonomie du corps professionnel, d’une part, et la nécessité de procéder à la moralisation du secteur, d’autre part. De leur côté, les groupes de l’opposition ont estimé que cette loi, dans sa nouvelle version, « n’a pas corrigé les dysfonctionnements fondamentaux antérieurs qui portent atteinte aux fondements de l’autorégulation prévue par la décision de la Cour constitutionnelle », soulignant la nécessité de ne pas dissocier l’examen du nouveau texte du contexte constitutionnel qui l’a vu naître. L’opposition a, en outre, déploré « l’absence d’une révision en profondeur du texte afin de favoriser une organisation autonome et démocratique fondée sur l’équilibre, le pluralisme et la représentativité, ainsi que l’adoption d’une approche consensuelle visant à rétablir la confiance dans le secteur », estimant que « le projet s’est contenté de modifications superficielles et sélectives ». Elle s’est également interrogée sur le maintien du chiffre d’affaires comme critère de représentativité des représentants des éditeurs, estimant qu’il s’agit là d’une « logique purement financière qui menace la pluralité, sans compter qu’elle conduit à une représentation déséquilibrée en combinant les mécanismes d’élection et de désignation ». L’opposition a enfin appelé le gouvernement à s’ouvrir sur les propositions des professionnels et de toutes les parties prenantes, pour mettre en place un conseil fort, autonome et démocratique. MAP 04 Mai


