Les enjeux liés à l’application du droit de suite ont été débattus par une pléiade d’artistes et de professionnels, du Maroc et d’Afrique, lors d’une conférence régionale organisée mardi 14/10/2025 à Rabat.
Initiée par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et le Bureau marocain du droit d’auteur et des droits voisins (BMDAV), cette conférence est l’occasion de mettre en lumière l’importance du droit de suite pour les artistes-peintres africains et les difficultés relatives à son application.
Dans une allocution à cette occasion, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a expliqué que le droit de suite est un cadre juridique et une reconnaissance concrète du rôle des artistes dans la scène culturelle, notant que ce droit les fait bénéficier d’une juste part de la valeur générée à la vente de leurs œuvres.
S’attardant sur l’expérience marocaine en la matière, M. Bensaid a souligné les efforts déployés, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour la mise en place d’un cadre légal transparent à même de protéger les droits des créateurs.
Après avoir mis l’accent sur l’importance de cette conférence régionale pour favoriser le partage des expériences et des pratiques, le ministre a appelé au renforcement de la coopération entre les pays africains afin de protéger le droit de suite des artistes
De son côté, Sylvie Forbin, vice-directrice générale du Secteur du droit d’auteur et des industries de création à l’OMPI, a relevé que le droit de suite n’est appliqué que par un tiers des pays qui le reconnaissent, signalant que certains pays africains ne disposent pas encore des moyens de l’appliquer.
L’adoption et l’application du droit de suite est devenue une nécessité impérieuse à l’ère du numérique, « au moment où le marché des arts se dématérialise », afin de permettre aux artistes de garder le lien avec leurs œuvres, a-t-elle soutenu.
Par ailleurs, Mme Forbin a salué les initiatives pionnières entreprises par le Maroc, facilitées par l’intervention de la BMDAV, en matière de protection des droits d’auteur depuis la pandémie du Covid-19.
Le « droit de suite » désigne le droit inaliénable de perception d’un pourcentage du produit de toute vente d’une œuvre d’art graphique ou d’art plastique après la première vente opérée par l’auteur ou par ses ayants droit, lorsque cette opération s’effectue par un professionnel du marché de l’art qui intervient en tant que vendeur, acheteur ou intermédiaire.
Les participants à cette conférence régionale, qui se poursuit jusqu’au 16 octobre, discuteront de plusieurs thématiques se rapportant essentiellement à l’évolution du marché de l’art en Afrique et au processus d’application du droit de suite. Après une série de tables rondes et d’ateliers, une feuille de route dédiée à la mise en œuvre de ce droit sera élaborée.
MAP 14 Octobre 2025

Le Maroc a franchi un cap majeur dans l’industrie du gaming
Le Maroc a franchi un cap majeur dans le domaine du gaming, en dépassant la simple logique du divertissement pour œuvrer au développement local de cette industrie, a affirmé dimanche à Rabat le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid. Lors d’une rencontre organisée dans le cadre de la 3e édition du Morocco Gaming Expo (MGE 2026), M. Bensaid a souligné que les jeux vidéo ne se résument plus à une dimension économique, mais constituent désormais un espace social fédérateur, capable de rassembler les jeunes autour de passions communes et de transformer cet engouement en une industrie économique porteuse. Le MGE 2026 a été conçu pour faire connaître l’écosystème lié à cette industrie et mettre en lumière les perspectives de réussite qu’elle offre, a-t-il ajouté lors de cette rencontre placée sous le thème “L’industrie du gaming : des perspectives prometteuses pour les jeunes talents”. En outre, le ministre a évoqué la problématique de l’addiction aux jeux vidéo et les inquiétudes qu’elle suscite auprès des familles, précisant qu’une action collective est menée par le ministère avec plusieurs partenaires, dont le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), en plus des familles. Il s’agit, en effet, de développer cette industrie dans un cadre rassurant pour les familles, tout en encourageant les jeunes talents à poursuivre des parcours académiques et professionnels spécialisés lorsque leur potentiel dans ce domaine se confirme, a-t-il fait observer. De son côté, la représentante de l’UNICEF au Maroc, Laura Bill, a insisté sur l’immense potentiel de l’univers vidéoludique, qui réunit aujourd’hui plus d’un milliard de personnes à travers le monde, dont des enfants, Elle a rappelé que l’agence onusienne plaide pour un environnement vidéoludique sûr et protecteur pour les enfants, tout en faisant du gaming un outil de développement des compétences des jeunes filles et garçons. Le partenariat entre l’UNICEF et le ministère de tutelle, notamment à travers l’adhésion du Maroc à l’Alliance « Game Changers », a déjà permis d’offrir des opportunités à près de 200 jeunes filles dans le domaine du design de jeux vidéo, a-t-elle fait savoir. Elle a noté que certaines de ces jeunes filles ont intégré ce secteur pour la première fois et réussi à changer le regard de leurs familles sur ce secteur, tandis que d’autres ont choisi de réorienter leur carrière vers la conception et le développement de jeux vidéo, a-t-elle fait savoir. Cette rencontre, à laquelle ont pris part des directeurs exécutifs d’entreprises spécialisées dans l’industrie du gaming au Danemark et en Corée ainsi que des universitaires, s’inscrit dans le cadre de la célébration par le Maroc de la Journée nationale de l’enfant (25 mai). MAP 24 Mai


