Les Fake news constituent une menace pour la mémoire collective, les valeurs communes et la confiance de la société dans ses institutions, a indiqué, mercredi à Rabat, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid.
S’exprimant lors d’une réunion organisée par le ministère -Département de la Communication- sur le thème « La lutte contre les Fake news : approches et regards croisés », M. Bensaid a affirmé que le Maroc, sous la sage conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est convaincu que la construction d’une société consciente et immunisée passe par l’instauration d’un environnement médiatique sain, où triomphe l’information fiable et sûre.
Dans le contexte de la révolution numérique, l’accès à l’information fiable est de plus en plus menacé, a-t-il estimé, ajoutant que « l’information n’est plus seulement une nouvelle, mais est devenue un outil pouvant être mobilisé pour semer la discorde, déformer les faits, porter atteinte aux institutions et affaiblir l’immunité nationale.
Selon lui, l’espace médiatique et numérique au Maroc, à l’instar des autres pays, connaît des mutations rapides qui ont une incidence sur le mode de production et de consommation de l’information, ainsi que sur les modèles connus de production et de diffusion de l’information.
La diffusion rapide de l’information, dans le contexte des changements imposés par la « révolution numérique », implique la perturbation du processus de vérification des informations, ce qui augmente le nombre des fake news et des rumeurs et, par ricochet, peut aboutir à la désinformation et à la falsification des faits, a-t-il fait observer.
À cet égard, le ministre a fait savoir que « ce contexte nécessite le renforcement des médias publics et privés nationaux et la production de l’information de manière transparente et rapide », soulignant l’importance de soutenir la presse d’investigation spécialisée dans la vérification des faits (fact-checking), considérée comme la première ligne de défense de la crédibilité de l’information.
Cette rencontre, a-t-il relevé, constitue une reconnaissance que la lutte contre la désinformation ne peut aboutir qu’à travers la conjugaison des efforts et la complémentarité des visions entre les différents secteurs et domaines, mettant l’accent sur l’importance pour les jeunes de passer de la consommation passive des informations à une attitude plus critique et analytique.
Revenant sur les principales étapes du processus de renforcement de la liberté d’expression et de consolidation du rôle de la presse professionnelle au Maroc, il a souligné que le développement institutionnel et législatif du Royaume a renforcé le rôle de la presse professionnelle en matière d’accompagnement et de sensibilisation du citoyen, notant que la Constitution de 2011 a couronné ce processus en réaffirmant le droit à une presse libre, plurielle et responsable.
Le Maroc poursuit le développement de son cadre légal régissant les métiers de la presse et des médias, tout en renforçant les mécanismes dédiés à la promotion du modèle économique des entreprises médiatiques, a-t-il soutenu.
M. Bensaid a, de même, fait valoir que les entreprises médiatiques se doivent de redoubler d’efforts afin de combler le fossé numérique en garantissant le droit du public à l’information et en protégeant la société des dangers relatifs aux fake news, à travers la vérification des faits (fact-checking) et le développement de l’esprit critique.
Le ministère est pleinement engagé à renforcer l’éducation aux médias à travers plusieurs initiatives, formations et guides pédagogiques élaborés par le l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC), a-t-il affirmé.
Cette rencontre, qui réunit les différents acteurs institutionnels et professionnels du secteur, ainsi que des experts dans les domaines de l’information et du numérique, s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par le ministère en vue de faire face à certains phénomènes, dont les fake news, à travers une approche sociale et durable, basée sur le dialogue, la coopération et le partage d’expériences et des bonnes pratiques.
MAP 17 Décembre 2025

La FAAPA, vecteur de développement d’un espace informationnel africain plus cohérent et visible
La Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA) s’affirme comme un vecteur institutionnel de coopération structurant, favorisant le développement d’un espace informationnel africain plus cohérent et visible, a indiqué mercredi 28/01/2026 à Marrakech, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. La Fédération s’impose, ainsi, comme un cadre institutionnel de coopération structurant, permettant aux agences de presse africaines de mutualiser leurs savoir-faire et de renforcer leurs compétences professionnelles, a souligné M. Bensaid dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du département de la Communication, Abdelaziz El Bouzdaini, à l’ouverture de la 9e Assemblée Générale de la FAAPA, tenue sous le thème « Inclusion territoriale et justice spatiale : les agences de presse africaines au cœur des mutations du continent ». À travers cette Assemblée, il s’agit de consolider cette dynamique collective, de renforcer les synergies entre institutions médiatiques africaines et de poursuivre la réflexion sur le rôle de l’information dans la construction d’une Afrique inclusive, attentive à ses territoires et à ses jeunesses, a-t-il ajouté. À cet égard, le ministre a affirmé que l’engagement du Maroc dans ce domaine s’inscrit pleinement dans sa trajectoire africaine, signalant que le Royaume, fidèle à son ancrage continental, œuvre en faveur d’une coopération Sud–Sud fondée sur le partenariat, la solidarité et le partage des expériences. « Cette coopération trouve une expression naturelle dans le champ médiatique, à travers l’échange d’expertises et le renforcement des capacités », a-t-il dit. M. Bensaid a, à cet égard, rappelé qu’ »à l’heure où nos sociétés font face à des mutations économiques, sociales, démographiques et numériques profondes, l’inclusion territoriale et la justice spatiale s’imposent comme des principes structurants de toute action publique visant la stabilité et le développement durable ». Notant que la justice spatiale ne se limite pas à la répartition des investissements ou des infrastructures, il a expliqué que ceci suppose également une reconnaissance équilibrée des territoires dans l’espace public, une visibilité équitable de leurs dynamiques et une représentation fidèle de leurs réalités. « A ce titre, les médias publics et les agences de presse assument une mission de service public essentielle : relayer la parole citoyenne, refléter la diversité territoriale et contribuer à la construction d’un récit inclusif », a-t-il poursuivi. Il a relevé, à cet égard, que par leur travail quotidien, les médias participent à l’éclairage de l’action publique, à l’appropriation citoyenne des politiques et des projets structurants, ainsi qu’à la consolidation du lien social. Dans un environnement informationnel marqué par la multiplication des sources, la rapidité des flux et la fragmentation des récits, le professionnalisme, la crédibilité et l’ancrage territorial des agences de presse constituent des repères essentiels pour la qualité du débat public et la stabilité des sociétés, a-t-il conclu. La 9e AG de la FAAPA, qui se tient du 28 au 30 janvier à Marrakech, réunit les Directeurs Généraux des agences de presse africaines membres de la FAAPA, aux côtés d’experts, chercheurs, responsables et décideurs institutionnels, pour réfléchir aux actions que peuvent mener les médias en vue d’accompagner les transformations du Continent et de contribuer à un développement plus équilibré, plus équitable et pleinement ancré dans les territoires. MAP 28 Janvier


