Le président de l’Association internationale de la presse sportive, l’Italien Gianni Merlo, a souligné, mardi 13/05/2025 à Rabat, que le 87è Congrès de l’AIPS, qui se tient au Maroc avec la participation de journalistes du monde entier, constitue un avant-goût de la Coupe du Monde 2030, affirmant que cet événement footballistique planétaire sera « grandiose ».
S’exprimant à l’ouverture de ce Congrès d’envergure mondiale, organisé jusqu’au 17 mai par l’Association marocaine de la presse sportive (AMPS), M. Merlo s’est félicité de la réorganisation au Maroc de cet événement 20 ans après, notant que cette édition reste si particulière parce qu’elle est tenue sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Il a, par ailleurs, indiqué que ce rassemblement, qui marque un moment important pour le sport et la presse sportive, sera l’occasion d’examiner et de débattre de thématiques relatives au monde du sport qui ne cesse d’évoluer.
De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a relevé que les journalistes marocains, sportifs en l’occurrence, ont toujours brillé par leur excellence et leur perspicacité au Maroc et ailleurs.
Il a mis l’accent sur l’importance d’assurer la relève, estimant que le rôle de la formation reste primordial dans l’accompagnement du rayonnement que connaît le sport marocain.
M. Bensaid a, par ailleurs, réaffirmé que le Royaume du Maroc ne cesse de confirmer son engagement en faveur du développement du football africain, grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Pour sa part, le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa s’est félicité du choix du Maroc pour abriter ce Congrès, notant que la presse sportive constitue une composante essentielle pour le développement du sport dans chaque pays.
Dans ce sens, M. Lekjaa a souligné que le Maroc ne ménage aucun effort dans l’organisation d’événements sportifs d’envergure, en l’occurrence la CAN-2025 et le Mondial-2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal, notant que ces échéances seront de nature à renforcer les liens avec la presse sportive pour diffuser des informations objectives prônant les valeurs d’ouverture et de tolérance.
Le président de l’AMPS, Badreddine Idrissi, a, de son côté, souligné que ce Congrès sera l’occasion de décortiquer les problématiques et les défis auxquels fait face la presse sportive, ajoutant que la pluralité et l’objectivité constituent l’essence même de ce métier « noble ».
Jesús Álvarez Cervantes, président de la l’Association espagnole des journalistes sportifs a, quant à lui, salué les progrès « très remarquables » du football marocain, ajoutant que le Mondial-2030 sera « exceptionnel ».
Il a, dans ce sillage, mis en avant la convivialité et la générosité des trois pays hôtes de cette Coupe du Monde, estimant que cette « collaboration » tripartite sera une « plus-value » pour le football mondial.
Même son de cloche chez le président de l’Association portugaise des journalistes sportifs, Manuel Queiroz, qui a salué les succès sportifs du Maroc aussi bien en termes de résultats que d’organisation d’événements d’envergure.
Il a, ainsi, soulevé que le Maroc, l’Espagne et le Portugal disposent de tous les ingrédients historiques, culturels, touristiques et infrastructurels pour organiser un Mondial qui va marquer l’histoire du football.
La cérémonie d’ouverture de ce 87è Congrès a été marquée par l’attribution des AIPS Sport Media Awards. Elle a également rendu un vibrant hommage à des figures marocaines qui ont marqué de leurs empreintes le journalisme sportif national: Najib Salmi, Mohamed Selhami, Mostafa Badri et feu Belaid Bouimid.
MAP 13 Mai 2025

La Chambre des représentants approuve le projet de loi portant réorganisation du CNP
La Chambre des représentants a approuvé à la majorité, lundi soir, le projet de loi N° 09.26 portant réorganisation du Conseil national de la presse (CNP). Présentant ce texte adopté par 70 voix pour et 25 contre lors d’une séance législative, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que le projet de loi ne relève pas des législations ordinaires, mais constitue une étape charnière dans le processus de modernisation du paysage médiatique national, ainsi qu’une avancée significative vers le renforcement de l’État de droit, la consécration des principes de bonne gouvernance et l’ancrage des valeurs de transparence et de responsabilité. M. Bensaid a également souligné que ce texte s’inscrit dans le cadre d’une « évaluation objective d’une première expérience en matière d’autorégulation de la profession de journaliste, une expérience pionnière ayant constitué une avancée notable dans le processus d’organisation du secteur ». Le ministre a toutefois relevé que cette expérience a « mis en évidence, dans la pratique, certaines lacunes et insuffisances juridiques, tout en donnant lieu à des revendications professionnelles axées sur la nécessité de développer le cadre juridique qui la régissant ». Dans ce contexte, M. Bensaid a indiqué que la nouvelle loi vise à instaurer un équilibre entre le renforcement de la liberté de la presse, en tant que droit constitutionnel garanti, et la nécessité de veiller au respect des règles et de l’éthique de la profession. Ce texte vise également à combler certaines lacunes juridiques relevées dans l’expérience antérieure, notamment à travers la création d’une commission chargée de superviser les opérations électorales et de désignation, de manière à garantir leur gestion dans un cadre marqué par l’autonomie et la transparence. Selon le ministre, ce texte législatif inaugure une nouvelle étape dans le processus d’autorégulation de la profession de journaliste, fondée sur le renforcement de l’autonomie du CNP et la consécration de son rôle dans l’encadrement de la profession, afin de s’adapter aux mutations rapides que connaît le paysage médiatique, notamment face à la montée des défis liés à la désinformation, ainsi qu’à la prolifération de pratiques contraires à l’éthique et aux règles régissant la profession. De leur côté, les groupes de la majorité ont accueilli favorablement les amendements introduits dans le projet, notamment ceux visant à remédier aux dispositions ayant auparavant suscité des réserves d’ordre constitutionnel, à préciser les compétences, à clarifier les mécanismes de gouvernance et à renforcer le cadre institutionnel du CNP La majorité parlementaire a également salué l’interaction positive du gouvernement avec les observations formulées par la Cour constitutionnelle dans sa décision N°261/26, soulignant les « améliorations concrètes apportées tant à la structure qu’au contenu du projet de loi, lesquelles traduisent une volonté claire d’améliorer et de perfectionner le texte ». Par la même occasion, la majorité a soulevé une série de points sur lesquels la Cour constitutionnelle a insisté et qui ont suscité des réactions, notamment la garantie d’une représentation des différentes composantes du corps journalistique, en précisant que « l’autorégulation de la presse ne se limite pas à la simple création d’organismes autonomes, mais suppose que ceux-ci reposent sur de véritables fondements démocratiques, basées sur l’équilibre de la représentation entre les différentes composantes professionnelles ». Par ailleurs, les groupes de la majorité ont souligné que le succès de ce texte « ne réside pas seulement dans sa formulation juridique, mais aussi dans sa mise en œuvre sur le terrain et dans la mise en place des conditions nécessaires pour permettre au Conseil d’exercer ses fonctions dans les meilleures conditions », mettant l’accent sur l’importance du Conseil pour garantir l’équilibre entre l’autonomie du corps professionnel, d’une part, et la nécessité de procéder à la moralisation du secteur, d’autre part. De leur côté, les groupes de l’opposition ont estimé que cette loi, dans sa nouvelle version, « n’a pas corrigé les dysfonctionnements fondamentaux antérieurs qui portent atteinte aux fondements de l’autorégulation prévue par la décision de la Cour constitutionnelle », soulignant la nécessité de ne pas dissocier l’examen du nouveau texte du contexte constitutionnel qui l’a vu naître. L’opposition a, en outre, déploré « l’absence d’une révision en profondeur du texte afin de favoriser une organisation autonome et démocratique fondée sur l’équilibre, le pluralisme et la représentativité, ainsi que l’adoption d’une approche consensuelle visant à rétablir la confiance dans le secteur », estimant que « le projet s’est contenté de modifications superficielles et sélectives ». Elle s’est également interrogée sur le maintien du chiffre d’affaires comme critère de représentativité des représentants des éditeurs, estimant qu’il s’agit là d’une « logique purement financière qui menace la pluralité, sans compter qu’elle conduit à une représentation déséquilibrée en combinant les mécanismes d’élection et de désignation ». L’opposition a enfin appelé le gouvernement à s’ouvrir sur les propositions des professionnels et de toutes les parties prenantes, pour mettre en place un conseil fort, autonome et démocratique. MAP 04 Mai


