Le coup d’envoi du 14e Festival du Prix Mohamed El Jem pour le théâtre et de la 5e édition du Festival national du théâtre des jeunes a été donné, mardi au Théâtre National Mohammed V à Rabat, sous le thème « La jeunesse, pilier du nouveau modèle de développement ».
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette manifestation, organisée par l’Association des Amis de Mohamed El Jem pour le théâtre, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, vise à révéler une nouvelle génération de créateurs et à promouvoir la professionnalisation du théâtre national afin de les hisser aux standards des grandes troupes internationales.
Dans une allocution lue en son nom, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que cette initiative constitue un nouveau chapitre de la création artistique nationale, offrant aux jeunes talents une opportunité exceptionnelle de monter sur scène et de rencontrer le public.
Cette édition, qui vise à poser les fondements d’une véritable industrie culturelle, s’inscrit dans la stratégie du ministère visant à faire du théâtre un élément essentiel des industries créatives prometteuses, a-t-il indiqué.
Pour sa part, l’artiste Mohamed El Jem, président de l’Association des Amis de Mohamed El Jem pour le théâtre, a exprimé sa fierté quant à ce rendez-vous culturel devenu une tradition annuelle bien ancrée dans le paysage théâtral marocain, estimant qu’il constitue une contribution qualitative renforçant la présence artistique et la dynamique du théâtre au Maroc.
Et d’affirmer que le théâtre restera toujours une école de conscience et de beauté, ainsi qu’un espace de libre pensée, saluant, à cette occasion, l’ensemble des créateurs, mentors et responsables qui ont contribué au succès de cet événement
Dans une déclaration à la MAP, le directeur du festival, Driss Idrissi, a relevé que le Festival national de théâtre pour la jeunesse s’inscrit dans la continuité d’un parcours de plus de 14 ans, qui a débuté par le théâtre scolaire avant de se développer en théâtre pour la jeunesse, au sein d’un cadre dynamique visant à développer cet art et à consolider sa présence auprès des jeunes générations.
Le festival a insufflé un dynamisme significatif au paysage culturel et artistique, à travers la participation de 160 troupes et de 2.400 jeunes, hommes et femmes, aux épreuves de qualification régionales et provinciales, contribuant ainsi à revitaliser le théâtre pour la jeunesse, a-t-il fait observer.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par un hommage aux artistes Mohamed Yazid et Rachida Machnoue, en reconnaissance de leurs contributions artistiques et de leurs remarquables réalisations sur la scène théâtrale et artistique, ainsi que pour l’ensemble de leurs carrières.
La compétition officielle du festival se déroule du 6 au 9 mai. Des troupes de théâtre venues de tout le Royaume se produiront devant un jury composé d’artistes et de professionnels des médias.
MAP 05Mai 2026

La Chambre des représentants approuve le projet de loi portant réorganisation du CNP
La Chambre des représentants a approuvé à la majorité, lundi soir, le projet de loi N° 09.26 portant réorganisation du Conseil national de la presse (CNP). Présentant ce texte adopté par 70 voix pour et 25 contre lors d’une séance législative, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que le projet de loi ne relève pas des législations ordinaires, mais constitue une étape charnière dans le processus de modernisation du paysage médiatique national, ainsi qu’une avancée significative vers le renforcement de l’État de droit, la consécration des principes de bonne gouvernance et l’ancrage des valeurs de transparence et de responsabilité. M. Bensaid a également souligné que ce texte s’inscrit dans le cadre d’une « évaluation objective d’une première expérience en matière d’autorégulation de la profession de journaliste, une expérience pionnière ayant constitué une avancée notable dans le processus d’organisation du secteur ». Le ministre a toutefois relevé que cette expérience a « mis en évidence, dans la pratique, certaines lacunes et insuffisances juridiques, tout en donnant lieu à des revendications professionnelles axées sur la nécessité de développer le cadre juridique qui la régissant ». Dans ce contexte, M. Bensaid a indiqué que la nouvelle loi vise à instaurer un équilibre entre le renforcement de la liberté de la presse, en tant que droit constitutionnel garanti, et la nécessité de veiller au respect des règles et de l’éthique de la profession. Ce texte vise également à combler certaines lacunes juridiques relevées dans l’expérience antérieure, notamment à travers la création d’une commission chargée de superviser les opérations électorales et de désignation, de manière à garantir leur gestion dans un cadre marqué par l’autonomie et la transparence. Selon le ministre, ce texte législatif inaugure une nouvelle étape dans le processus d’autorégulation de la profession de journaliste, fondée sur le renforcement de l’autonomie du CNP et la consécration de son rôle dans l’encadrement de la profession, afin de s’adapter aux mutations rapides que connaît le paysage médiatique, notamment face à la montée des défis liés à la désinformation, ainsi qu’à la prolifération de pratiques contraires à l’éthique et aux règles régissant la profession. De leur côté, les groupes de la majorité ont accueilli favorablement les amendements introduits dans le projet, notamment ceux visant à remédier aux dispositions ayant auparavant suscité des réserves d’ordre constitutionnel, à préciser les compétences, à clarifier les mécanismes de gouvernance et à renforcer le cadre institutionnel du CNP La majorité parlementaire a également salué l’interaction positive du gouvernement avec les observations formulées par la Cour constitutionnelle dans sa décision N°261/26, soulignant les « améliorations concrètes apportées tant à la structure qu’au contenu du projet de loi, lesquelles traduisent une volonté claire d’améliorer et de perfectionner le texte ». Par la même occasion, la majorité a soulevé une série de points sur lesquels la Cour constitutionnelle a insisté et qui ont suscité des réactions, notamment la garantie d’une représentation des différentes composantes du corps journalistique, en précisant que « l’autorégulation de la presse ne se limite pas à la simple création d’organismes autonomes, mais suppose que ceux-ci reposent sur de véritables fondements démocratiques, basées sur l’équilibre de la représentation entre les différentes composantes professionnelles ». Par ailleurs, les groupes de la majorité ont souligné que le succès de ce texte « ne réside pas seulement dans sa formulation juridique, mais aussi dans sa mise en œuvre sur le terrain et dans la mise en place des conditions nécessaires pour permettre au Conseil d’exercer ses fonctions dans les meilleures conditions », mettant l’accent sur l’importance du Conseil pour garantir l’équilibre entre l’autonomie du corps professionnel, d’une part, et la nécessité de procéder à la moralisation du secteur, d’autre part. De leur côté, les groupes de l’opposition ont estimé que cette loi, dans sa nouvelle version, « n’a pas corrigé les dysfonctionnements fondamentaux antérieurs qui portent atteinte aux fondements de l’autorégulation prévue par la décision de la Cour constitutionnelle », soulignant la nécessité de ne pas dissocier l’examen du nouveau texte du contexte constitutionnel qui l’a vu naître. L’opposition a, en outre, déploré « l’absence d’une révision en profondeur du texte afin de favoriser une organisation autonome et démocratique fondée sur l’équilibre, le pluralisme et la représentativité, ainsi que l’adoption d’une approche consensuelle visant à rétablir la confiance dans le secteur », estimant que « le projet s’est contenté de modifications superficielles et sélectives ». Elle s’est également interrogée sur le maintien du chiffre d’affaires comme critère de représentativité des représentants des éditeurs, estimant qu’il s’agit là d’une « logique purement financière qui menace la pluralité, sans compter qu’elle conduit à une représentation déséquilibrée en combinant les mécanismes d’élection et de désignation ». L’opposition a enfin appelé le gouvernement à s’ouvrir sur les propositions des professionnels et de toutes les parties prenantes, pour mettre en place un conseil fort, autonome et démocratique. MAP 04 Mai


