La 25e édition du Festival national du film (FNF) s’est ouverte, vendredi soir 17/10/2025 au Palais des arts et de la culture de Tanger, en présence notamment de nombreuses figures emblématiques du cinéma et de la culture.
Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la cérémonie d’ouverture de cet événement artistique (17-25 novembre) a été marquée par un vibrant hommage rendu à l’auteur, réalisateur, directeur de la photographie et producteur, Ahmed El Maanouni.
A cette occasion, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que ce rendez-vous annuel vise à célébrer la créativité nationale et renouveler le soutien à l’industrie cinématographique marocaine, grâce à un riche programme proposant, entre autres, la projection des dernières productions nationales et des tables rondes regroupant des professionnels marocains et étrangers.
Dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du Département de la Communication, Abdelaziz Boujdaini, M. Bensaid a également expliqué que cette édition connaît la présence de personnalités culturelles et artistiques de pays africains frères au sein des jurys et des différents événements, incarnant ainsi la vision royale, appelant au renforcement de la coopération Sud-Sud dans les domaines culturel et cinématographique.
Cette édition du festival marque le lancement, pour la première fois, d’une exposition de jeux vidéo, visant à renforcer l’intégration entre les industries du cinéma et du jeu vidéo, a-t-il fait savoir, précisant que le cinéma n’est pas seulement une expression culturelle, mais une industrie à part entière et un service public qui contribue à stimuler l’économie nationale et à créer des emplois.
A cet égard, il a affirmé que l’Etat continue de soutenir la production nationale à travers le Centre cinématographique marocain (CCM), en donnant la priorité à la projection de films marocains dans les salles de cinéma et en soutenant le cinéma d’auteur, qui se caractérise essentiellement par sa profondeur intellectuelle et son héritage artistique.
Pour sa part, M. Maanouni a adressé ses sincères remerciements à ses professeurs, aux équipes techniques et artistiques l’ayant « fidèlement » accompagné au fil de son parcours professionnel, ainsi qu’aux membres de sa famille, pour leur engagement et soutien indéfectible.
S’arrêtant sur l’avenir du cinéma marocain, l’auteur, réalisateur, directeur de la photographie et producteur, a salué le talent artistique et cinématographique de la jeunesse marocaine, appelant à une mutualisation des efforts afin d’accompagner l’ascension et le développement de cette frange de la société.
Par ailleurs, la cérémonie d’ouverture du FNF a été marquée par la présentation des membres du jury des quatre compétitions programmées pour cette édition, à savoir la compétition des longs-métrages de fiction, la compétition des courts-métrages de fiction et de documentaire, la compétition des longs-métrages documentaires et celle des films d’écoles et d’instituts de cinéma.
Un total de 22 prix seront décernés par les jury, répartis entre les quatre compétitions: 14 prix pour les longs-métrages de fiction, 3 prix pour les longs-métrages documentaires, 3 prix pour les courts-métrages de fiction et de documentaires et deux prix pour les films d’écoles et d’instituts de cinéma.
Le jury de la compétition Long-métrage de fiction est présidé par le réalisateur marocain Hakim Belabbes et comprend Nadia Kounda (comédienne), Yasmine Benkiran (réalisatrice, scénariste), Mariam Lee Abounouom (productrice), le Tunisien Amine Messadi (directeur de photo), Abdelkader Chaui (écrivain) et Kamal Lazraq (réalisateur).
Quant au jury de la compétition Long-métrage documentaire, il est présidé par le réalisateur documentariste marocain Mohamed El Aboudi et composé de la Nigérienne Aicha Macky Kidy (productrice et réalisatrice de films documentaires), Siham El Faydi (productrice, distributrice), Adnane Baraka (réalisateur, producteur, musicien) et Jaouad Babili (réalisateur documentariste).
S’agissant de la compétition Court-métrage de fiction et de documentaire, le jury est présidé par la scénariste et réalisatrice marocaine Halima Ouardiri. Il comprend Layla Rahmouni, professeure universitaire, chercheuse en cinéma, Ilias El Faris, réalisateur, Mohammed Benhsain, homme de théâtre, directeur du Théâtre Mohammed V de Rabat et Imad Benomar, réalisateur.
Concernant la compétition Films d’Écoles et Instituts de cinéma au Maroc, le jury est présidé par le réalisateur marocain Moulay Taieb Bouhanana et composé de Bahija Lyoubi (Enseignante-chercheuse, productrice) et Sara Kaddouri (monteuse de son et mixeuse).
Cette soirée a connu aussi la projection du film « Al Hal » (Transes), réalisé en 1981 par Ahmed El Maanouni, retraçant les concerts et la vie des musiciens composant le groupe marocain « Nass El Ghiwane ». Ce film a été restauré par The Film Foundation’s World Cinema Project et présenté par Martin Scorsese au Festival International du Film de Cannes – Cannes Classics 2007.
Le Festival National du Film de Tanger est une manifestation cinématographique nationale à caractère artistique, culturel et promotionnel. Il vise à faire connaître le cinéma marocain et son évolution à travers la présentation des dernières productions cinématographiques nationales, l’organisation des débats avec les critiques, les professionnels et les personnes intéressées par le domaine cinématographique marocain.
Dans le cadre de cette manifestation artistique, neuf projets de longs métrages en cours de développement ont été retenus parmi 36 candidatures afin de participer à la 5e édition du Concours Pitch, prévue du 22 au 24 octobre.
Les porteurs de ces projets auront l’opportunité de les présenter devant un jury de professionnels du cinéma marocain et international. Ils bénéficieront de conseils et retours constructifs pour le développement de leurs scénarios et les meilleurs d’entre eux se verront attribuer des prix.
MAP 17 Octobre 2025

Reprographie : la mise en œuvre des redevances, étape clé du processus de soutien à la presse papier
La mise en œuvre des redevances pour reproduction reprographique constitue une étape importante vers la mise en place de mécanismes pratiques de soutien à la presse papier, a indiqué, vendredi à Rabat, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. S’exprimant lors d’une rencontre de communication sur l’accès du secteur de la presse aux redevances de reprographie, M. Bensaid a affirmé que cette mesure permettra à la presse papier de faire valoir ses droits légitimes, conformément aux orientations nationales visant à développer ce secteur vital. La protection des droits d’auteur, sous toutes leurs formes, s’inscrit dans le cadre des efforts visant à soutenir le secteur de la presse nationale et à assurer sa pérennité et son développement, compte tenu des mutations accélérées que connaît le paysage médiatique aux niveaux national et international, a-t-il relevé, ajoutant que cette mesure contribuera à la valorisation économique de la production intellectuelle et à la reconnaissance du travail professionnel des journalistes et des institutions médiatiques. Le ministre a par ailleurs assuré que son département adopte une approche équilibrée qui prend en compte les différentes composantes du paysage médiatique, y compris la presse électronique qui occupe désormais une place prépondérante dans l’écosystème national. À cet égard, M. Bensaid a indiqué que le ministère, en coordination avec le Bureau Marocain des Droits d’Auteur et Droits Voisins (BMDAV), s’emploie à développer les mécanismes nécessaires pour permettre à ce secteur de bénéficier des droits liés à l’exploitation numérique, en particulier dans le cadre du système de la copie privée, le but étant de garantir l’équité et l’intégration entre les différentes composantes du champ médiatique. Pour sa part, la directrice du BMDAV, Dalal Mhamdi Alaoui, a indiqué que le système de redevance pour reproduction reprographique est un mécanisme juridique moderne visant à concilier la facilitation de la diffusion des contenus journalistiques et la garantie d’une rémunération juste des journalistes pour l’exploitation de leurs œuvres. Dans son intervention, Mme Mhamdi Alaoui a mis en lumière le rôle essentiel du secteur de la presse et de l’édition dans la diffusion de la culture et l’éducation à la citoyenneté, soulignant que la protection des droits matériels et moraux des professionnels procède de l’attention particulière que le ministère porte à ce secteur vital et productif. Évoquant la presse électronique, la responsable a mis en avant l’engagement du Bureau à parachever les différents mécanismes qui permettront à ce secteur de bénéficier de l’exploitation numérique des contenus journalistiques, ajoutant que le succès de ce nouveau chantier est tributaire de l’adhésion, la confiance et l’interaction des professionnels. Cette rencontre a été marquée par la présentation de deux exposés dont le premier, fait par la cheffe du département des affaires juridiques du BMDAV, Naïma Samri, portait sur le cadre juridique et réglementaire deas droits de reprographie. La deuxième présenttion, donnée par le chef du département de collecte et d’exploitation des œuvres au même organisme, Bilal Amziou, a abordé le projet de plateforme numérique d’inscription et de déclaration destinée aux journalistes et aux établissements médiatiques. MAP 03 Avril


