Une exposition de photos historiques reflétant les liens de symbiose et et de communion entre le Trône et le peuple s’est ouverte, jeudi 11/01/2024 à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, à l’occasion du 80ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance. Cette exposition de deux jours, organisée sous l’égide du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – Département de la Communication, retrace de belles épopées de l’histoire du Royaume et du processus de la lutte nationale pour l’Indépendance.
Au fil de cette exposition, le visiteur a l’opportunité de prendre la pleine mesure des liens indéfectibles et solides unissant le Glorieux Trône alaouite et le peuple marocain, ainsi des sentiments d’allégresse et de liesse exprimées par les Marocains suite à l’Indépendance. Certaines photographies immortalisent le soulèvement populaire qu’a connu le Maroc au lendemain de l’exil de Feu Sa Majesté Mohammed V, en plus de certaines actions entreprises par l’Armée de Libération Nationale.
Dans une déclaration à la presse, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a mis en avant les profondes significations de la célébration de cet anniversaire, notant que cette exposition retrace certaines étapes phares de l’Histoire nationale et le combat menée par l’illustre Famille Royale et le peuple marocain pour la liberté et l’indépendance.
« Aujourd’hui, nous célébrons la présentation du Manifeste de l’Indépendance, une occasion de commémorer le combat mené sous la conduite du Père de la Nation, Feu Sa Majesté Mohammed V, et Son compagnon de lutte, Feu Sa Majesté Hassan II, pour se libérer du joug du colonialisme », a-t-il relevé.
Par ailleurs, le ministre a noté que cette exposition est destinée à tous les Marocains et tout particulièrement aux jeunes pour qu’ils saisissent toute la portée de cet événement historique et ce qu’il a représenté pour les générations qui y ont pris part.
Il a indiqué que son département « va œuvrer pour généraliser l’organisation de tels événements au niveau national”, précisant qu’il est nécessaire de promouvoir l’Histoire du Royaume auprès de la jeunesse marocaine.
Conçue afin de raviver la mémoire nationale et rappeler le rôle joué par le Trône et le peuple marocain dans la lutte pour l’Indépendance, cette exposition est une occasion idoine pour plonger dans les pages de l’Histoire marocaine et en saisir la valeur.
MAP 11 Janvier 2024

La Chambre des représentants approuve le projet de loi portant réorganisation du CNP
La Chambre des représentants a approuvé à la majorité, lundi soir, le projet de loi N° 09.26 portant réorganisation du Conseil national de la presse (CNP). Présentant ce texte adopté par 70 voix pour et 25 contre lors d’une séance législative, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Monsieur Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que le projet de loi ne relève pas des législations ordinaires, mais constitue une étape charnière dans le processus de modernisation du paysage médiatique national, ainsi qu’une avancée significative vers le renforcement de l’État de droit, la consécration des principes de bonne gouvernance et l’ancrage des valeurs de transparence et de responsabilité. M. Bensaid a également souligné que ce texte s’inscrit dans le cadre d’une « évaluation objective d’une première expérience en matière d’autorégulation de la profession de journaliste, une expérience pionnière ayant constitué une avancée notable dans le processus d’organisation du secteur ». Le ministre a toutefois relevé que cette expérience a « mis en évidence, dans la pratique, certaines lacunes et insuffisances juridiques, tout en donnant lieu à des revendications professionnelles axées sur la nécessité de développer le cadre juridique qui la régissant ». Dans ce contexte, M. Bensaid a indiqué que la nouvelle loi vise à instaurer un équilibre entre le renforcement de la liberté de la presse, en tant que droit constitutionnel garanti, et la nécessité de veiller au respect des règles et de l’éthique de la profession. Ce texte vise également à combler certaines lacunes juridiques relevées dans l’expérience antérieure, notamment à travers la création d’une commission chargée de superviser les opérations électorales et de désignation, de manière à garantir leur gestion dans un cadre marqué par l’autonomie et la transparence. Selon le ministre, ce texte législatif inaugure une nouvelle étape dans le processus d’autorégulation de la profession de journaliste, fondée sur le renforcement de l’autonomie du CNP et la consécration de son rôle dans l’encadrement de la profession, afin de s’adapter aux mutations rapides que connaît le paysage médiatique, notamment face à la montée des défis liés à la désinformation, ainsi qu’à la prolifération de pratiques contraires à l’éthique et aux règles régissant la profession. De leur côté, les groupes de la majorité ont accueilli favorablement les amendements introduits dans le projet, notamment ceux visant à remédier aux dispositions ayant auparavant suscité des réserves d’ordre constitutionnel, à préciser les compétences, à clarifier les mécanismes de gouvernance et à renforcer le cadre institutionnel du CNP La majorité parlementaire a également salué l’interaction positive du gouvernement avec les observations formulées par la Cour constitutionnelle dans sa décision N°261/26, soulignant les « améliorations concrètes apportées tant à la structure qu’au contenu du projet de loi, lesquelles traduisent une volonté claire d’améliorer et de perfectionner le texte ». Par la même occasion, la majorité a soulevé une série de points sur lesquels la Cour constitutionnelle a insisté et qui ont suscité des réactions, notamment la garantie d’une représentation des différentes composantes du corps journalistique, en précisant que « l’autorégulation de la presse ne se limite pas à la simple création d’organismes autonomes, mais suppose que ceux-ci reposent sur de véritables fondements démocratiques, basées sur l’équilibre de la représentation entre les différentes composantes professionnelles ». Par ailleurs, les groupes de la majorité ont souligné que le succès de ce texte « ne réside pas seulement dans sa formulation juridique, mais aussi dans sa mise en œuvre sur le terrain et dans la mise en place des conditions nécessaires pour permettre au Conseil d’exercer ses fonctions dans les meilleures conditions », mettant l’accent sur l’importance du Conseil pour garantir l’équilibre entre l’autonomie du corps professionnel, d’une part, et la nécessité de procéder à la moralisation du secteur, d’autre part. De leur côté, les groupes de l’opposition ont estimé que cette loi, dans sa nouvelle version, « n’a pas corrigé les dysfonctionnements fondamentaux antérieurs qui portent atteinte aux fondements de l’autorégulation prévue par la décision de la Cour constitutionnelle », soulignant la nécessité de ne pas dissocier l’examen du nouveau texte du contexte constitutionnel qui l’a vu naître. L’opposition a, en outre, déploré « l’absence d’une révision en profondeur du texte afin de favoriser une organisation autonome et démocratique fondée sur l’équilibre, le pluralisme et la représentativité, ainsi que l’adoption d’une approche consensuelle visant à rétablir la confiance dans le secteur », estimant que « le projet s’est contenté de modifications superficielles et sélectives ». Elle s’est également interrogée sur le maintien du chiffre d’affaires comme critère de représentativité des représentants des éditeurs, estimant qu’il s’agit là d’une « logique purement financière qui menace la pluralité, sans compter qu’elle conduit à une représentation déséquilibrée en combinant les mécanismes d’élection et de désignation ». L’opposition a enfin appelé le gouvernement à s’ouvrir sur les propositions des professionnels et de toutes les parties prenantes, pour mettre en place un conseil fort, autonome et démocratique. MAP 04 Mai


