La Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA) s’affirme comme un vecteur institutionnel de coopération structurant, favorisant le développement d’un espace informationnel africain plus cohérent et visible, a indiqué mercredi 28/01/2026 à Marrakech, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid.
La Fédération s’impose, ainsi, comme un cadre institutionnel de coopération structurant, permettant aux agences de presse africaines de mutualiser leurs savoir-faire et de renforcer leurs compétences professionnelles, a souligné M. Bensaid dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du département de la Communication, Abdelaziz El Bouzdaini, à l’ouverture de la 9e Assemblée Générale de la FAAPA, tenue sous le thème « Inclusion territoriale et justice spatiale : les agences de presse africaines au cœur des mutations du continent ».
À travers cette Assemblée, il s’agit de consolider cette dynamique collective, de renforcer les synergies entre institutions médiatiques africaines et de poursuivre la réflexion sur le rôle de l’information dans la construction d’une Afrique inclusive, attentive à ses territoires et à ses jeunesses, a-t-il ajouté.
À cet égard, le ministre a affirmé que l’engagement du Maroc dans ce domaine s’inscrit pleinement dans sa trajectoire africaine, signalant que le Royaume, fidèle à son ancrage continental, œuvre en faveur d’une coopération Sud–Sud fondée sur le partenariat, la solidarité et le partage des expériences.
« Cette coopération trouve une expression naturelle dans le champ médiatique, à travers l’échange d’expertises et le renforcement des capacités », a-t-il dit.
M. Bensaid a, à cet égard, rappelé qu' »à l’heure où nos sociétés font face à des mutations économiques, sociales, démographiques et numériques profondes, l’inclusion territoriale et la justice spatiale s’imposent comme des principes structurants de toute action publique visant la stabilité et le développement durable ».
Notant que la justice spatiale ne se limite pas à la répartition des investissements ou des infrastructures, il a expliqué que ceci suppose également une reconnaissance équilibrée des territoires dans l’espace public, une visibilité équitable de leurs dynamiques et une représentation fidèle de leurs réalités.
« A ce titre, les médias publics et les agences de presse assument une mission de service public essentielle : relayer la parole citoyenne, refléter la diversité territoriale et contribuer à la construction d’un récit inclusif », a-t-il poursuivi.
Il a relevé, à cet égard, que par leur travail quotidien, les médias participent à l’éclairage de l’action publique, à l’appropriation citoyenne des politiques et des projets structurants, ainsi qu’à la consolidation du lien social.
Dans un environnement informationnel marqué par la multiplication des sources, la rapidité des flux et la fragmentation des récits, le professionnalisme, la crédibilité et l’ancrage territorial des agences de presse constituent des repères essentiels pour la qualité du débat public et la stabilité des sociétés, a-t-il conclu.
La 9e AG de la FAAPA, qui se tient du 28 au 30 janvier à Marrakech, réunit les Directeurs Généraux des agences de presse africaines membres de la FAAPA, aux côtés d’experts, chercheurs, responsables et décideurs institutionnels, pour réfléchir aux actions que peuvent mener les médias en vue d’accompagner les transformations du Continent et de contribuer à un développement plus équilibré, plus équitable et pleinement ancré dans les territoires.
MAP 28 Janvier 2026

Guelmim : Lancement du programme ACT 2026 de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel
Le programme « ACT 2026 », dédié à la formation des jeunes de la région de Guelmim-Oued Noun aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel, a été officiellement lancé récemment à Guelmim. Portée par le Conseil de la région de Guelmim-Oued Noun, en partenariat avec l’Institut supérieur des métiers du cinéma et de l’audiovisuel (ISMAC) et l’Association marocaine du cinéma et de la production audiovisuelle (MACAP), cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher la formation spécialisée des jeunes du territoire et à leur ouvrir des perspectives dans les métiers des industries culturelles et créatives. S’étalant sur neuf mois, le programme repose sur une approche associant apprentissages théoriques et ateliers pratiques, sous l’encadrement d’experts et de professionnels du secteur. Il couvre les différentes étapes de la chaîne de création et de production cinématographique et audiovisuelle, de l’écriture à la réalisation, en passant notamment par le cadrage, la production, le montage, le maquillage et les effets spéciaux. Dans une déclaration à la MAP, le président de la MACAP et directeur exécutif du programme, Noureddine Agharas, a souligné l’engouement suscité par cette initiative, qui a enregistré 225 candidatures, dont 125 postulants ont été convoqués aux épreuves de sélection organisées par un jury. À l’issue de ce processus, 84 jeunes issus des quatre provinces de la région ont été retenus pour bénéficier de cette formation, qui vise à les doter de compétences professionnelles leur permettant d’accéder au marché du travail et de contribuer, chacun dans sa spécialité, aux productions cinématographiques et audiovisuelles nationales et internationales accueillies dans la région. Pour sa part, le directeur de l’ISMAC, Abdessamad Moutei, a expliqué que le processus de sélection a privilégié deux critères essentiels, à savoir l’appartenance des candidats à la région et leurs aptitudes créatives. L’évaluation a été assurée par une commission associant des cadres spécialisés de l’Institut et des professionnels du secteur. Il a également mis en avant l’ambition de former une nouvelle génération de jeunes capables de concevoir et de produire des contenus cinématographiques et audiovisuels contribuant à enrichir la production nationale. De son côté, la présidente du Conseil régional, Mbarka Bouaida, a souligné que les industries culturelles et créatives offrent d’importantes perspectives en matière de création d’emplois, relevant les atouts particuliers de Guelmim-Oued Noun, notamment sa position géographique et la richesse de son patrimoine culturel hassani et amazigh. Elle a précisé que le Conseil régional accompagne cette initiative à travers le financement des formations et la mise à disposition de l’espace destiné à accueillir les différents ateliers, dans le cadre de ses efforts visant à développer les compétences des jeunes et à favoriser l’émergence de nouvelles opportunités professionnelles dans la région. Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme “ACT 2026” ambitionne, selon ses initiateurs, de favoriser l’émergence de talents locaux capables de participer aux productions nationales et internationales, tout en contribuant à la structuration d’un vivier de compétences dans une région disposant d’atouts géographiques et culturels susceptibles de renforcer son attractivité auprès des professionnels du secteur. MAP : 02 Novembre


