Dans le cadre des efforts soutenus qu’il déploie pour préserver et valoriser les éléments du patrimoine culturel matériel, les sites archéologiques et les bâtiments historiques, en tant que source de développement économique et levier du développement durable du Royaume, le Ministère de la Culture et de la Communication – Département Culture – œuvre à l’optimisation et au développement de son offre de services, afin de la rendre attractive pour les visiteurs de ces sites, et en accroître les revenus selon une gestion optimale incluant les volets juridiques, institutionnels, matériels et humains.
À cet égard, les services du Ministère ont enregistré une hausse importante du nombre de visiteurs sur les 19 sites archéologiques sous tutelle du Département. Ces sites ont ainsi accueilli plus de 2 000 000 de visiteurs entre janvier et septembre de l’année en cours. Le Ministère a également noté une augmentation significative des revenus de ces sites, lesquels s’élèvent à 110 000 000 DH pour la même période.
Il convient de rappeler que le Ministère s’emploie à prendre des mesures concrètes afin de restaurer et valoriser un nouveau lot de sites archéologiques et historiques, et en faire des centres d’attraction touristique et culturelle en phase avec les projets de développement intégrés aux niveaux local, régional et national.
Communiqué de presse
Dans le cadre du programme maroco-français sur l’agglomération antique et médiévale de Rirha mené par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (Rabat) avec l’appui de la Direction du Patrimoine Culturel relevant du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et le soutien financier du Ministère de l’Europe, des affaires Etrangères français, la Casa de Velázquez de Madrid, le laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, I’Université de Montpellier Paul Valéry: le Labex Archimède, se tient pendant un mois, depuis le 6 avril 2026, une campagne de recherches pluridisciplinaires sur ce site situe à 8 km au nord de Sidi Slimane. Les fouilles archéologiques portent sur deux chantiers depuis 20 ans à savoir, d’une part, un quartier de la ville romaine comprenant une maison à péristyle, une installation vinicole et des thermes. D’autre part, un quartier d’habitation maurétanier, construit exclusivement en briques crues et daté entre le Ve s. av. J.-C. et le début du Ier s. ap. J.-C. Cette année, deux nouveaux chantiers ont été ouverts et ont permis la découverte d’un établissement thermal public anciennement identifié comme une citerne.Au centre du site, est explorée la succession des occupations médiévales et antiques dans la perspective de restituer la trame urbaine aux différentes époques. Parmi les découvertes de ces dernières années, une installation vinicole, mitoyenne de la maison romaine, avec toutes ses composantes, dans un bon état de conservation, mise en évidence sous les décombres d’une énorme destruction avec incendie survenu au IIIe s. Parmi le mobilier provenant de l’étage de la maison signalée, coffre aux bacchantes pièce exceptionnelle à l’échelle du monde romain. Dans la partie occidentale du site, le tell, les vestiges du quartier maurétanien ont été appréhendés sur une surface d’ environ 250 m², ce qui constitue une des plus vastes emprises fouillées en extension pour ces périodes antérieures à la conquête romaine pour le

