Dans ses efforts pour assurer une protection juridique optimale aux objets mobiliers classés sur la Liste du Patrimoine, notamment les monuments historiques, les sites naturels ou à caractère historique ou légendaire, lesquels cristallisent la singularité du Royaume en termes de civilisation, d’architecture et d’ancrage historique, et dans le souci d’une mise en application judicieuse des dispositions de la Loi relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquité́, le Ministère de la Culture et de la Communication – Département Culture – appelle au respect scrupuleux de la réglementation en vigueur et des effets consécutifs concernant les objets mobiliers classés.
Dans ce cadre, et conformément aux dispositions de la Loi susmentionnée, notamment l’article 23, il ne peut être apporté de modification, quelle qu’elle soit, notamment par lotissement ou morcellement, à l’aspect des lieux compris à l’intérieur du périmètre de classement, qu’après autorisation administrative. La délivrance de l’autorisation de bâtir, de lotir ou morceler, par l’autorité́ communale compétente se fait conformément à la réglementation en vigueur.
Concernant les sites et zones grevés de servitudes non œdificandi, les constructions existant antérieurement au classement peuvent seulement faire l’objet de travaux d’entretien après autorisation. Il ne peut être élevé́ de nouvelles constructions aux lieu et place de celles qui sont démolies.
Il convient de rappeler que, conformément à l’article 24 de ladite Loi, l’apposition des affiches dites panneaux réclames, affiches-écran ou affiches sur portatif spécial et, d’une manière générale, de toutes affiches ou enseignes quels qu’en soient la nature et le caractère, imprimées, peintes ou constituées au moyen de toute autre procèdé, est interdite sur les immeubles classés, sauf autorisation administrative.
Le Ministère rappelle enfin que, dans le cas où il est nécessaire de procéder au classement des parties mitoyennes d’un mobilier historique, il en résulte des servitudes consignées dans l’acte prononçant le classement. Il est interdit, le cas échéant, d’ériger des constructions et ce, aux fins de préserver le cachet particulier d’un lieu ou local spécifiques.
Communiqué de presse
Dans le cadre du programme maroco-français sur l’agglomération antique et médiévale de Rirha mené par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (Rabat) avec l’appui de la Direction du Patrimoine Culturel relevant du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et le soutien financier du Ministère de l’Europe, des affaires Etrangères français, la Casa de Velázquez de Madrid, le laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, I’Université de Montpellier Paul Valéry: le Labex Archimède, se tient pendant un mois, depuis le 6 avril 2026, une campagne de recherches pluridisciplinaires sur ce site situe à 8 km au nord de Sidi Slimane. Les fouilles archéologiques portent sur deux chantiers depuis 20 ans à savoir, d’une part, un quartier de la ville romaine comprenant une maison à péristyle, une installation vinicole et des thermes. D’autre part, un quartier d’habitation maurétanier, construit exclusivement en briques crues et daté entre le Ve s. av. J.-C. et le début du Ier s. ap. J.-C. Cette année, deux nouveaux chantiers ont été ouverts et ont permis la découverte d’un établissement thermal public anciennement identifié comme une citerne.Au centre du site, est explorée la succession des occupations médiévales et antiques dans la perspective de restituer la trame urbaine aux différentes époques. Parmi les découvertes de ces dernières années, une installation vinicole, mitoyenne de la maison romaine, avec toutes ses composantes, dans un bon état de conservation, mise en évidence sous les décombres d’une énorme destruction avec incendie survenu au IIIe s. Parmi le mobilier provenant de l’étage de la maison signalée, coffre aux bacchantes pièce exceptionnelle à l’échelle du monde romain. Dans la partie occidentale du site, le tell, les vestiges du quartier maurétanien ont été appréhendés sur une surface d’ environ 250 m², ce qui constitue une des plus vastes emprises fouillées en extension pour ces périodes antérieures à la conquête romaine pour le

