Le Grand Théâtre Mohammed VI à Oujda a abrité, samedi soir, une soirée musicale de haute facture au cours de laquelle un vibrant hommage a été rendu à des pionniers de la musique populaire traditionnelle dans la région de l’Oriental.
Initiée par l’Association de l’union des artistes professionnels marocains avec l’appui du ministère de la Culture et de la Communication -Département de la Culture-, cette soirée a constitué une occasion pour célébrer une vingtaine de chanteurs et musiciens de la région de l’Oriental en guise de reconnaissance à leur apport à l’enrichissement et à la préservation du patrimoine musical aux niveaux local, régional et national.
Ainsi, des chioukhs du folklore de la région (reggada et l’aâlaoui en particulier), tels que cheikh Ahmed Liyo, Mohamed Jilali, Allal El Malhi et Hassan Ghazi, ainsi que des pionniers de la chansons raï, dont Reda Bouchnak et Boussouar El Maghnaoui, en plus de dramaturges, humoristes, écrivains et autres ont eu droit à un hommage appuyé lors d’une soirée festive présidée par le ministre de la Culture et de la Communication, Mohammed Laâraj.
Il s’agit d’un hommage au patrimoine musical de la région de l’Oriental qui se distingue par sa diversité et son originalité. En effet, et à l’instar des autres régions du Royaume, l’Oriental s’illustre par sa propre musique, ses propres danses ainsi que par les instruments spécifiques d’accompagnement.
Cette initiative se veut aussi une occasion pour mettre en exergue les efforts déployés pour préserver ce patrimoine et permettre aux nouvelles générations d’apprécier et de mieux connaître ce legs exceptionnellement riche, qui demeure d’ailleurs une source inépuisable d’inspiration pour les artistes et groupes modernes.
Intervenant à cette occasion, M. Laâraj a fait remarquer que cet évènement entend rendre hommage à plusieurs pionniers de la chanson et des arts populaires pour leur apport précieux à la préservation du patrimoine culturel oral dans la région de l’Oriental et à l’enrichissement de la créativité artistique.
Il a saisi cette occasion pour réitérer l’engagement du ministère à accompagner et à appuyer ce genre d’initiatives qui, dans une ambiance festive, célèbrent les artistes et les créateurs qui ont mis leur talent et leur carrière artistique au service de la promotion et à la valorisation du patrimoine culturel immatériel.
De son côté, le président de l’Association de l’union des artistes professionnels marocains, Kamal El Oujdi, a mis l’accent sur l’objectif de cette manifestation qu’il a qualifiée de ’’soirée de fidélité’’ aux artistes de la région.
Il a précisé dans ce sens qu’un hommage a été rendu lors de cette soirée à 25 artistes pionniers et créateurs de la région en reconnaissance à leur apport indéniable au patrimoine culturel et artistique dans la région.
La soirée a été marquée par ailleurs par de grands moments de bonheur musical, de partage et de découverte dans une ambiance bon enfant faite de sons, de couleurs et de danses des reggada et de la musique raï, sous le regard admiratif d’un public nombreux.
Une pléiade de chanteurs se sont succédés sur scène, tels que Rachid Berriah, le célèbre auteur de ‘’Yamina Besslama’’, Mokhtar Lbarkani, Talbi One, Rami Lapache, Reda Bouchnak, Kamal El Oujdi et bien d’autres. Ils ont bel et bien subjugué le public présent avec leurs rythmes, leurs danses et leurs paroles qui ont marqué de nombreuses générations.
MAP-18/08/2019
Communiqué de presse
Dans le cadre du programme maroco-français sur l’agglomération antique et médiévale de Rirha mené par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (Rabat) avec l’appui de la Direction du Patrimoine Culturel relevant du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et le soutien financier du Ministère de l’Europe, des affaires Etrangères français, la Casa de Velázquez de Madrid, le laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, I’Université de Montpellier Paul Valéry: le Labex Archimède, se tient pendant un mois, depuis le 6 avril 2026, une campagne de recherches pluridisciplinaires sur ce site situe à 8 km au nord de Sidi Slimane. Les fouilles archéologiques portent sur deux chantiers depuis 20 ans à savoir, d’une part, un quartier de la ville romaine comprenant une maison à péristyle, une installation vinicole et des thermes. D’autre part, un quartier d’habitation maurétanier, construit exclusivement en briques crues et daté entre le Ve s. av. J.-C. et le début du Ier s. ap. J.-C. Cette année, deux nouveaux chantiers ont été ouverts et ont permis la découverte d’un établissement thermal public anciennement identifié comme une citerne.Au centre du site, est explorée la succession des occupations médiévales et antiques dans la perspective de restituer la trame urbaine aux différentes époques. Parmi les découvertes de ces dernières années, une installation vinicole, mitoyenne de la maison romaine, avec toutes ses composantes, dans un bon état de conservation, mise en évidence sous les décombres d’une énorme destruction avec incendie survenu au IIIe s. Parmi le mobilier provenant de l’étage de la maison signalée, coffre aux bacchantes pièce exceptionnelle à l’échelle du monde romain. Dans la partie occidentale du site, le tell, les vestiges du quartier maurétanien ont été appréhendés sur une surface d’ environ 250 m², ce qui constitue une des plus vastes emprises fouillées en extension pour ces périodes antérieures à la conquête romaine pour le

