Dans le cadre de la coopération culturelle maroco-française, M. Othmane El Ferdaous, Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports a reçu, de Madame Hélène Le Gal, Ambassadrice de la République française au Maroc, lors d’une cérémonie organisée le vendredi 26 février 2021 au Siège du Ministère à Rabat, une collection de près de 25.000 pièces archéologiques saisies par la douane française en 2005 et 2006, et ce conformément aux engagements internationaux des deux pays en matière de trafic illégal de biens culturels.
Il s’agit d’un trésor composé de fossiles paléontologiques et archéologiques, trilobites, dents, crânes et mâchoires d’animaux, pointes de flèches et outils taillés et gravures rupestres sortis illégalement du territoire marocain et provenant de sites pré-sahariens et de l’Anti-Atlas, qui datent de – 500.000 millions d’années et de l’époque du paléolithique et du néolithique (6 130 000 ans /- 6 000 ans). Ces objets ont été interceptés à l’occasion de trois saisies consécutives réalisées par les brigades des douanes d’Arles et de Perpignan lors de contrôles à la circulation sur des véhicules particuliers et dont l’authenticité a été certifiée par des scientifiques marocains et français.
Les objets restitués forment un lot impressionnant par son volume, par le nombre de pièces et par leur valeur archéologique et paléontologique, irrémédiablement affectée par la perte de la valeur scientifique suite à leur décontextualisation.
Cette opération de restitution, fruit d’une étroite et constante coopération et coordination entre les autorités marocaines et françaises, revêt une importance toute particulière en matière d’information et de sensibilisation du public sur cette forme illégale de destruction du patrimoine et met l’accent sur la coopération bilatérale et sur les dispositions de la Convention de 1970.
Le Royaume du Maroc saisit cette occasion pour remercier la République française pour son engagement en faveur de la préservation du patrimoine culturel marocain et réitère sa volonté et sa disposition à œuvrer pour prendre les mesures nécessaires en vue d’interdire et empêcher le trafic illicite des biens culturels.
Communiqué de presse
Dans le cadre du programme maroco-français sur l’agglomération antique et médiévale de Rirha mené par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (Rabat) avec l’appui de la Direction du Patrimoine Culturel relevant du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et le soutien financier du Ministère de l’Europe, des affaires Etrangères français, la Casa de Velázquez de Madrid, le laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, I’Université de Montpellier Paul Valéry: le Labex Archimède, se tient pendant un mois, depuis le 6 avril 2026, une campagne de recherches pluridisciplinaires sur ce site situe à 8 km au nord de Sidi Slimane. Les fouilles archéologiques portent sur deux chantiers depuis 20 ans à savoir, d’une part, un quartier de la ville romaine comprenant une maison à péristyle, une installation vinicole et des thermes. D’autre part, un quartier d’habitation maurétanier, construit exclusivement en briques crues et daté entre le Ve s. av. J.-C. et le début du Ier s. ap. J.-C. Cette année, deux nouveaux chantiers ont été ouverts et ont permis la découverte d’un établissement thermal public anciennement identifié comme une citerne.Au centre du site, est explorée la succession des occupations médiévales et antiques dans la perspective de restituer la trame urbaine aux différentes époques. Parmi les découvertes de ces dernières années, une installation vinicole, mitoyenne de la maison romaine, avec toutes ses composantes, dans un bon état de conservation, mise en évidence sous les décombres d’une énorme destruction avec incendie survenu au IIIe s. Parmi le mobilier provenant de l’étage de la maison signalée, coffre aux bacchantes pièce exceptionnelle à l’échelle du monde romain. Dans la partie occidentale du site, le tell, les vestiges du quartier maurétanien ont été appréhendés sur une surface d’ environ 250 m², ce qui constitue une des plus vastes emprises fouillées en extension pour ces périodes antérieures à la conquête romaine pour le

