Dans le cadre de visites de terrain dans diverses provinces, sites et monuments historiques du Royaume, Monsieur le ministre de la culture et de la communication s’est rendu au site historique de Ksar Sghir, où il s’est réuni avec les conservateurs des sites historiques de la région.
Monsieur le ministre a affirmé que les projets de restauration du patrimoine historique et culturel en cours visent à préserver, valoriser et développer les sites historiques, tout en élargissant le champ de protection pour couvrir l’architecture et les lieux de mémoire.
Le ministre a souligné à cette occasion que le site de Ksar Sghir revêt une particularité historique, culturelle, civilisationnelle et architecturale reflétant des périodes charnières de la civilisation islamique, et qui enrichit l’espace du détroit de Gibraltar et du bassin méditerranéen.
Monsieur le ministre a également noté que le site dispose d’un centre dédié à la présentation du patrimoine historique, qui met en avant les valeurs historiques et archéologiques du site par le biais d’un documentaire simplifié qui constitue, par ailleurs, la première expérience au niveau national.
Il a assuré que le ministère s’emploie à trouver une formule qui tienne compte des spécificités territoriales et patrimoniales du site afin de gagner le pari d’une intégration positive et interactive dans son environnement local, régional, national et international.
A noter que le site historique de Ksar Sghir est situé sur le territoire de la Commune de Ksar El Majaz (province de Fahs-Anjara), à environ 6 km à l’ouest du port Tanger méditerranée et 35 km à l’est de la ville de Tanger.
Communiqué de presse
Dans le cadre du programme maroco-français sur l’agglomération antique et médiévale de Rirha mené par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (Rabat) avec l’appui de la Direction du Patrimoine Culturel relevant du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et le soutien financier du Ministère de l’Europe, des affaires Etrangères français, la Casa de Velázquez de Madrid, le laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, I’Université de Montpellier Paul Valéry: le Labex Archimède, se tient pendant un mois, depuis le 6 avril 2026, une campagne de recherches pluridisciplinaires sur ce site situe à 8 km au nord de Sidi Slimane. Les fouilles archéologiques portent sur deux chantiers depuis 20 ans à savoir, d’une part, un quartier de la ville romaine comprenant une maison à péristyle, une installation vinicole et des thermes. D’autre part, un quartier d’habitation maurétanier, construit exclusivement en briques crues et daté entre le Ve s. av. J.-C. et le début du Ier s. ap. J.-C. Cette année, deux nouveaux chantiers ont été ouverts et ont permis la découverte d’un établissement thermal public anciennement identifié comme une citerne.Au centre du site, est explorée la succession des occupations médiévales et antiques dans la perspective de restituer la trame urbaine aux différentes époques. Parmi les découvertes de ces dernières années, une installation vinicole, mitoyenne de la maison romaine, avec toutes ses composantes, dans un bon état de conservation, mise en évidence sous les décombres d’une énorme destruction avec incendie survenu au IIIe s. Parmi le mobilier provenant de l’étage de la maison signalée, coffre aux bacchantes pièce exceptionnelle à l’échelle du monde romain. Dans la partie occidentale du site, le tell, les vestiges du quartier maurétanien ont été appréhendés sur une surface d’ environ 250 m², ce qui constitue une des plus vastes emprises fouillées en extension pour ces périodes antérieures à la conquête romaine pour le

